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Omnium Banque Nationale: Une pluie d’éloges pour Louis Borfiga

Louis Borfiga lors du bilan de fin de saison de Tennis Canada, en 2019.
Louis Borfiga lors du bilan de fin de saison de Tennis Canada, en 2019. Photo MARTIN ALARIE
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-08-06T19:50:16Z

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«Il y a eu un avant et un après Louis.» C’est Valérie Tétreault, la directrice de l’Omnium Banque Nationale de Montréal, qui le dit. Et plusieurs acteurs du tennis au pays ont le même discours concernant Louis Borfiga.

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Ce n’est pas pour rien que l’ancien vice-président de l’élite chez Tennis Canada sera intronisé mercredi soir au Temple de la renommée de la fédération.

En 2021, devant une poignée de spectateurs en raison des restrictions sanitaires, Borfiga avait été honoré à la suite de l’annonce de sa retraite.

«Ce n’était pas exactement à la hauteur de ce que Louis Borfiga représente pour le tennis canadien», a soutenu Tétreault, qui a aussi profité de ses conseils lorsqu’elle jouait.

Originaire de Monaco, Borfiga a été l’architecte du Centre national à Montréal en 2007. C’est par là que sont passés les Félix Auger-Aliassime, Eugenie Bouchard, Bianca Andreescu, Vasek Pospisil et Milos Raonic, notamment. Ils ont permis au Canada de briller sur la scène mondiale lors des grands tournois, de la Coupe Davis, de la Coupe Bille Jean King et même des Jeux olympiques.

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«Louis et Guillaume Marx [vice-président de la haute performance] ont apporté une expérience internationale qui nous a permis de connaître du succès», a expliqué Raonic, qui a vécu certains de ses plus beaux moments à Montréal.

«Je me suis développé ici. J’avais 16 ou 17 ans quand je suis arrivé. C’était la première fois que je quittais la maison. J’étais jeune, immature, mais l’atmosphère de groupe était incroyable», a-t-il puisé dans ses souvenirs.

Milos Raonic lors d'une conférence de presse, dimanche, à Montréal.
Milos Raonic lors d'une conférence de presse, dimanche, à Montréal. Photo MARTIN CHEVALIER

«Nouvelle culture de champion»

Aujourd’hui conseiller à temps partiel avec la Fédération française de tennis, Borfiga a changé la façon de penser des Canadiens, selon Tétreault, proposant des perspectives et approches nouvelles, permettant aux athlètes de rêver grand.

«Avant Louis, ce n’est pas qu’on se satisfaisait de peu, mais on était content lorsqu’on avait des joueurs autour de la 100e place mondiale, qu’ils tenaient tête à certains des meilleurs joueurs au monde à nos tournois de Montréal et Toronto. On se disait: c’est bien, on est allé chercher de l’expérience. Il a vraiment amené une nouvelle culture de champion», a renchéri Tétreault.

Bianca Andreescu a été sacrée championne des Internationaux des États-Unis, en 2019.
Bianca Andreescu a été sacrée championne des Internationaux des États-Unis, en 2019. Photo d'archives, AFP

La prédiction

Bien avant qu’Andreescu ne triomphe aux Internationaux des États-Unis à 19 ans, en 2019, Borfiga avait prédit dans une entrevue à la télévision qu’un Canadien allait un jour gagner un Grand Chelem.

«Au Canada, on n’ose pas démontrer trop de confiance, a constaté Tétreault. Mais là, ça démontrait la confiance qu’il avait dans notre système, dans le développement du tennis. Sans lui, on ne serait peut-être pas arrivé là.»

Vasek Pospisil se rappelle qu’à ses débuts, «il n’y avait pas beaucoup de développement». Il a appris les rudiments du sport avec son père, Milos.

«Quand Louis Borfiga est venu de France, il a changé beaucoup de choses. Il a apporté le concept de la France au Canada, avec de bons coachs et le Centre national. Mais il y a toujours place à amélioration», a avancé le joueur de 34 ans.

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