Valérie Maltais et ses coéquipières couronnées

Richard Boutin
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La chimie opère toujours sur la glace entre Valérie Maltais, Ivanie Blondin et Isabelle Weidemann, même si elles sont séparées par près de 4000 kilomètres.
Habituées de patiner ensemble sur une base quotidienne pendant le dernier cycle olympique, les médaillées d’or à la poursuite par équipe aux Jeux de Pékin se retrouvent l’instant de quelques jours précédant les épreuves de Coupe du monde, puisque Maltais s’entraîne maintenant à Québec alors que Blondin et Weidemann sont toujours à Calgary.
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Avec un chrono de 2 min 54,49 s, l’équipe canadienne a facilement remporté l’or, samedi, en devançant par plus de trois secondes leurs éternelles rivales japonaises, qui misent sur une équipe renouvelée cette année. Les Américaines ont complété le podium avec une première médaille depuis 2018.
«C’est le fun d’être l’équipe à battre au lieu de courir après les Japonaises qui ont été les favorites au cours des quatre dernières années, a souligné Blondin. On peut se concentrer sur nous-mêmes.»
«Lors de la première course, en Norvège, on ne savait pas à quoi s’attendre et le stress nous a fait commettre des erreurs, de renchérir Maltais. À mon retour, mardi, on s’est entraînées et nous avons été bien meilleures qu’en Norvège lors de la première Coupe du monde. Nous avons patiné tellement longtemps ensemble que c’est facile de se retrouver.»
Conditions peu favorables
À l’instar de Laurent Dubreuil, les Canadiennes souhaitaient établir une nouvelle marque, mais les conditions n’étaient pas favorables à ce genre d’exploit.
«L’important est le 2 min 54 s et les trois secondes d’avance, a souligné Maltais. Ça montre à quel point nous sommes fortes et c’est ce qui était le plus important. On veut gagner chaque course.»
Cette médaille d’or a mis un baume sur la performance de Weidemann, qui n’a pu faire mieux qu’une 11e place au 3000 m, vendredi, elle qui a remporté le bronze à Pékin.
«J’étais fâchée, vendredi, après avoir offert une performance aussi mauvaise. Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été aussi mauvaise. Je suis contente d’avoir contribué à la victoire à la poursuite. C’était une nouvelle journée et j’avais de nouveaux objectifs. Nous sommes l’équipe à battre et on veut aller le plus vite possible.»
Mauvais départ pour Fiola
Après une septième et une huitième position lors des deux premières Coupes du monde, Christopher Fiola était confiant en s’amenant à Calgary, mais il a glissé au 13e rang.
«J’étais mal placé au départ et j’ai raté mes trois premiers pas, a-t-il souligné pour expliquer son chrono de 34,67 s. J’étais trop large et trop loin de la ligne. J’espérais un faux départ de mon adversaire, mais ce n’est pas arrivé. J’aurais pu effectuer moi-même un faux départ de façon volontaire pour me replacer, mais je n’avais jamais fait ça.»
«Mon objectif était de réussir un temps de 34,05 s, mais ce n’est pas dramatique, d’ajouter Fiola. Je reste dans le top 10 au classement cumulatif et je vais être plus rapide la semaine prochaine.»