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Vacciner les 40 ans et plus soulagera les soins intensifs

TVA Nouvelles

2021-03-10T15:18:19Z

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Intensiviste à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, la Dre Amélie Boisclair qui œuvre en zone COVID-19 depuis le début de la pandémie, juge que la situation sera plus maîtrisée aux soins intensifs une fois que les 40 ans et plus seront vaccinés. 

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les personnes traitées aux soins intensifs avec la COVID-19 étaient plus jeunes. Ces personnes adultes étaient hospitalisées plus longtemps avec plus de conséquences. Mais puisqu’elles guérissaient de la maladie, elles ne font pas partie des statistiques. 

«Une moyenne d’âge de 65 ans, c’est très très jeune [aux soins intensifs]. Ce sont des gens qui sont actifs, plusieurs travaillent encore. On ne les voit pas apparaitre dans les statistiques parce qu’ils survivaient, mais après un très long parcours», explique la Dre Boisclair en entrevue au Québec Matin. 

Si l’intensiviste constate un certain ralentissement des admissions au cours des dernières semaines, ces patients combattifs et plus jeunes mobilisent beaucoup de ressources. 

«Le patient une fois qu’il entre, il ne ressort pas. C’est très long, plusieurs jours, parfois plusieurs semaines. Une fois qu’ils sont là, le lit est bloqué et ç’a tout un impact sur le reste de l’écosystème de la santé», précise-t-elle. 

Comme de nombreux professionnels de la santé, elle juge qu’il faut accélérer la vaccination. 

«Si les doses sont là, il faut les distribuer le plus rapidement possible. [...] Il faut désengorger le système. Il faut que ça embraye! Aux soins intensifs, [...] je pense que je vais souffler plus quand les 40 ans et plus seront vaccinés. Je m’avance ce ne sont pas des données de santé publique. Mais quand je vois beaucoup de patients dans la quarantaine, cinquantaine, je pense que ça va vraiment faire une belle différence», conclut-elle. 

Selon les observations actuelles, la vaccination des 40 ans et plus ne devrait pas se produire avant l’été, au moins. 

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