US Open: au pied du mur il y a une semaine, Gabriel Diallo prend la suite de ce parcours de rêve comme «du bonus»


Jessica Lapinski
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NEW YORK | Il y a une semaine, au deuxième tour des qualifications de l'US Open, Gabriel Diallo était au pied du mur. «Je tirais de l'arrière 6-3, 5-3, je devais sauver des balles de match. J'étais en train de me dire que j'allais rentrer à la maison...»
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C'est ce qui expliquait sans doute que près d'une heure après la plus importante victoire de sa carrière, cette fois au deuxième tour du tableau principal des Internationaux des États-Unis, le Québécois n'avait rien d'un jeune homme subjugué par les émotions.
En fait, Gabriel Diallo ressemblait à Gabriel Diallo. Posé, pensant d'abord aux sacrifices que son entourage a faits, semaine après semaine, pour qu'il ait réussi à se rendre jusque-là, qu'il ait réussi à signer un triomphe aux dépens du Français Arthur Fils, 24e tête de série à New York.

«Donc, tout ce qui m'arrive, depuis [cette rencontre de qualifications], c'est du bonus», a pointé le 143e joueur au monde.
Mais Diallo l'a reconnu: oui, il y a eu du stress dans cette fin de match. Il savait bien, évidemment, que l'enjeu était immense. Surtout que deux jours plus tôt, au premier tour devant l'Espagnol Jaume Munar (86e), le Montréalais de 22 ans avait dû s'y prendre à deux fois pour conclure la rencontre.
Doué pour la passion
Ce triomphe, jeudi, avait d'ailleurs piqué la curiosité de nombreux journalistes. Le Journal avait été le seul média à venir à sa rencontre après sa victoire contre Munar.
Cette fois, une dizaine de reporters d'un peu partout dans le monde s'étaient entassés dans une petite salle d'entrevue adjacente à l'immense central Arthur-Ashe, pour découvrir qui était ce grand jeune homme au jeu «aussi solide», ont pointé certains.
Invité à décrire sa personnalité sur le terrain comme en dehors, Diallo ne leur a pas réservé de grandes surprises. «Sur le court, je suis quelqu'un d'assez réservé, mais quand vient le temps de montrer de l'émotion et de la passion, je crois que je suis assez doué pour ça.»

Exactement comme il l'a été jeudi, dans les dernières manches de son match contre Fils.
Et à l'extérieur des courts? «Vous devriez plutôt demander à mes proches, a lancé Diallo. Mais je crois que je suis quelqu'un d'assez relax.»
Exactement comme il l'a été jeudi aussi, même s'il devait bien réaliser que cette victoire, dans le plus grand complexe de tennis au monde, venait de changer sa vie.