Une victoire pour papa Crosby et trois points pour grimper au 13e rang de l’histoire

Jean-François Chaumont
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On connait l’histoire. Sidney Crosby a grandi comme partisan du Canadien de Montréal. Un héritage de son père, Troy, un choix de 12e tour du CH en 1984.
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Dans ce premier de deux matchs d’un voyage père-fils, Crosby a connu une rencontre du tonnerre avec deux buts, une passe et un autre but en tirs de barrage. Il a fait le bonheur de papa et des autres papas des joueurs des Penguins.
« C’est toujours spécial comme tradition, le voyage avec les pères, a raconté Crosby. J’aime toujours ce moment de l’année. Mais cette année, c’est spécial avec un match à Montréal et un autre plus tard cette semaine à Toronto. Nous jouons contre deux franchises historiques. Je suivais le Canadien dans ma jeunesse puisque c’est l’équipe qui avait repêché mon père. »
Avec trois points, Crosby a gonflé sa fiche personnelle à 31 points (17 buts, 14 passes) en 29 matchs cette saison. Malgré ses 36 ans, le numéro 87 ne ralentit absolument pas.
Avant le début de cette rencontre au Centre Bell, Crosby se retrouvait au 15e rang des meilleurs pointeurs dans l’histoire de la LNH. En une seule soirée, il a fait un bond de deux rangs, devançant Paul Coffey (1531 points) et rattrapant Mark Recchi au 13e échelon (1533 points).
À une autre époque, Crosby a connu Recchi comme coéquipier avec les Penguins et plus tard comme entraîneur adjoint.
« Ça m’arrive un peu plus souvent maintenant (de ne plus se sentir comme celui qu’on surnommait Sid the Kid), a-t-il mentionné. Mais ça passe vite. Je suis heureux de rattraper Recks (Recchi). J’ai joué avec lui à Pittsburgh, mais je me souviens aussi quand je le regardais jouer à son époque ici (avec le Canadien). Il était tout un joueur, il était vraiment constant. C’est un honneur de voir mon nom avec le sien. »
Suivre le rythme
En 1218 matchs, Crosby a marqué 567 buts et ajouté 966 passes pour 1533 points.
Quand un collègue lui a demandé son secret pour maintenir une cadence aussi élevée, le 87 a parlé du travail.

« Je comprends à quel point tu dois travailler fort pour maintenir un bon niveau, a-t-il expliqué. Tous les ans, les joueurs s’améliorent, ils sont plus rapides et plus talentueux. Mais je dois suivre. »
Encore un des meilleurs
Dans le vestiaire du Tricolore, David Savard est l’un de ceux qui connait le mieux Crosby. Il l’a affronté plusieurs fois à ses jours avec les Blue Jackets de Columbus, des rivaux de la division Métropolitaine.
Le 58 et le 87 ont eu quelques prises de bec lors de cette victoire de 4 à 3 des Penguins en tirs de barrage.
« Il est encore un des meilleurs joueurs au monde, a affirmé Savard. Il n’y a pas de doute par rapport à ça. Il est exceptionnel depuis ses débuts dans la LNH. Il produit même quand il n’y a rien devant lui, il trouve des façons de voir les bonnes lectures. »
Aux dires de Savard, Crosby a une intelligence du jeu tellement grande qu’il traverse le temps.
« C’est sa façon de jouer qui lui permet de garder un aussi bon rythme, a-t-il précisé. Il est extrêmement intelligent avec la rondelle. Il ne reste pas pris avec et il ne fait pas de revirement. Il rend ses coéquipiers meilleurs. C’est pour ça qu’il joue encore à un aussi haut niveau. Il lit tellement bien le jeu et il ne fait pas beaucoup d’erreurs. »