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La LNH à Salt Lake City: c’était les Coyotes ou... les Jets, selon un analyste local

Jay Stevens, lors d’un entracte au match préparatoire du Club de hockey de l’Utah samedi dernier, au Maverik Center.
Jay Stevens, lors d’un entracte au match préparatoire du Club de hockey de l’Utah samedi dernier, au Maverik Center. Photo STÉPHANE CADORETTE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-10-08T23:00:00Z

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SALT LAKE CITY | Les Jets sont-ils plus mal en point qu’on le pense? Selon un analyste affecté à la couverture du Club de hockey de l’Utah, les propriétaires de l’équipe ciblaient l’Arizona ou Winnipeg dans l’éventualité d’un déménagement à Salt Lake City.

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L’information vient de Jay Stevens, analyste sur les ondes de KSL Sports et dans le balado Puck Report.

Ce dernier était en somme l’unique journaliste suivant le hockey dans la région lors des 10 dernières années et au fil du temps, il a développé une relation de proximité avec celui qui est devenu le propriétaire du Club de hockey de l’Utah, Ryan Smith. En quelque sorte, il s’est retrouvé dans le secret des dieux.

«En mars, j’ai commencé à parler avec Ryan du potentiel d’une franchise à Salt Lake City. Il me parlait d’un plan de deux à cinq ans avant d’obtenir une équipe. Ce qu’il m’a dit dès le départ, c’est que si on n’obtenait pas une équipe d’expansion, on aurait soit les Coyotes, soit les Jets», a-t-il glissé au Journal.

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Un cri du cœur

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

Cette bribe a de quoi étonner, même si les Jets ne sont clairement pas sur le point de plier bagage. Reste que l’hiver dernier, un membre de la haute direction de l’équipe avait déclaré qu’avec 8500 détenteurs d’abonnements de saison, le modèle financier n’était pas viable à long terme.

«Il n’a jamais été question que les Jets déménagent ici tout de suite, mais on parlait d’un horizon de quelques années. Ils ont des ennuis à Winnipeg. Ryan surveillait la situation», a spécifié Jay Stevens, lui-même un ancien gardien qui a déjà joué avec les Grizzlies de l’Utah, dans l’ECHL.

Une réunion annulée

Stevens participait le printemps dernier à des rencontres avec Ryan Smith afin de voir comment faire grandir le hockey en Utah.

«J’avais une rencontre prévue avec Ryan à la mi-avril et sans avertissement, il a dû annuler. On m’a dit: “Il s’en va acheter l’équipe, tout de suite, maintenant!”

«C’est arrivé aussi vite que ça. La LNH n’en pouvait plus de ce qui se passait en Arizona et Ryan est devenu une solution facile parce qu’il avait dit à la ligue qu’il était prêt pour n’importe quelle éventualité», a raconté celui qui se dit toujours incrédule de ce dénouement inattendu.

«C’est incroyable comme sentiment. Penses-y, il y a un an à peine, je m’obstinais avec des gens parce que j’affirmais qu’on pouvait soutenir ici une équipe de la Ligue américaine [de hockey]. Puis tout à coup, c’est la LNH qui débarque!», a-t-il lancé en riant dans sa moustache.

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