Une tâche colossale pour les Penguins
Agence QMI
Partager
À première vue, la nouvelle section Est de la Ligue nationale de hockey (LNH) est très relevée et les puissances d’autrefois comme les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh ne seront pas à l’abri d’une exclusion des séries éliminatoires, mais dans l’ouest de la Pennsylvanie, le directeur général des «Pens», Jim Rutherford, garde son calme.
La bande de Sidney Crosby – déjà échaudée par une sortie rapide en ronde de qualification l’été dernier face au Canadien de Montréal – aura pourtant toute une tâche devant elle en 2020-2021.
- À LIRE AUSSI: L'espoir le plus fascinant du CH
- À VOIR AUSSI: Arrestation musclée sur une patinoire
En plus d’affronter à plusieurs reprises Alexander Ovechkin et les «Caps», elle aura à composer avec Alexis Lafrenière et les Rangers de New York, sans oublier les toujours dangereux Bruins de Boston. Pour leur part, les Sabres de Buffalo tenteront de gagner des échelons grâce à l’arrivée de Taylor Hall, tandis que les Islanders de New York, finalistes de l’Association de l’Est, demeurent à surveiller. Et chez les Flyers de Philadelphie, Carter Hart devrait poursuivre sa progression devant le filet.
«La division Est, certainement, est très forte», a admis Rutherford aux médias, lundi.
Mais durant un calendrier de 56 matchs, beaucoup d’événements se produiront en très peu de temps et il ne sert à rien d’anticiper ce qui ne surviendra peut-être pas, selon le DG.
«C’est difficile à prédire, car dans une telle situation, vous ne savez pas comment les équipes se comporteront à leur retour, a affirmé Rutherford dont les propos ont été diffusés par le quotidien "Pittsburgh Post-Gazette". Vont-elles reprendre là où elles ont laissé l’an passé ou vont-elles jouer plus solidement? Y aura-t-il des blessures? Il y a tellement de facteurs à considérer.»
La profondeur sera possiblement la clé
Les formations espérant s’emparer d’une des quatre premières places de leur section ont donc intérêt à miser sur des réservistes de qualité. Effectivement, il y aura des joueurs qui tomberont au combat, surtout dans une campagne condensée où les parties viendront rapidement. À cet effet, l’escouade mobile, c’est-à-dire le groupe de joueurs de la Ligue américaine disponibles en tout temps pour dépanner l’équipe-mère, pourrait rendre de précieux services à un moment crucial.
Chez les Penguins, Rutherford pourrait notamment être tenté de faire appel à des patineurs ayant déjà de l’expérience dans la LNH pour former son escouade. À la position de gardien, il a d’ailleurs mentionné que le Québécois Maxime Lagacé, un ancien des Golden Knights de Vegas, a des chances d’être la bouée de sauvetage derrière Tristan Jarry et Casey DeSmith. Toutefois, si les ligues mineures ne peuvent tenir leurs activités comme prévu, il faudra bien permettre à certains espoirs de jouer afin d’assurer leur développement.
«C’est un sujet sur lequel nous devrons discuter à mesure que le camp d’entraînement avancera, a émis le DG. Nous verrons comment les gars jouent et où ils en sont dans leur niveau de jeu. Nous avons des jeunes pouvant se retrouver dans le groupe d’urgence et d’autres cognent à la porte pour se tailler une place dans la formation.»