Une surveillance policière historique aux Jeux olympiques: ils seront 45 000 policiers à Paris, dont 12 du Québec

Jessica Lapinski
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La cérémonie d’ouverture hors norme qu’a prévue Paris pour ses Jeux olympiques donnera non seulement droit à des images spectaculaires, vendredi, mais aussi, à un déploiement historique des forces de l’ordre dans le cadre de la grande réunion sportive.
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Pour la première fois dans l’histoire des Olympiques d’été, la cérémonie se déroulera à l’extérieur d’un stade, sur la Seine, jusqu’à l’esplanade du Trocadéro où se tiendront le spectacle et les discours (plus de détails ici).
Des milliers de policiers seront déployés vendredi après-midi, à l’heure de l’Est, pour ce qui sera l'un des événements phares des deux prochaines semaines.

Car il faut assurer la sécurité des quelque 10 500 athlètes qui pourraient y défiler. À cela s’ajoutent pas moins de 300 000 spectateurs ainsi que 160 chefs d’État, selon Le Nouvel Obs.
Au total, ce sont 45 000 policiers qui seront déployés en France durant la totalité des Jeux. D'autres brigades ont aussi été mises sur pied, puisque plusieurs épreuves ont lieu en plein cœur dans la ville, et non dans des stades fermés, ce qui complexifie le travail des policiers.

La capitale française comptera également sur 18 000 militaires, 2000 agents de sécurité privés, 1000 policiers municipaux de Paris et 2500 agents venus d’autres pays.
12 policiers venus du Québec
De ce dernier nombre, on retrouve 16 Canadiens, dont 12 du Québec, qui seront chapeautés par la Gendarmerie royale canadienne.
Ce sont 10 membres de la Sûreté du Québec (SQ), un officier du Service de police de l’agglomération de Longueuil ainsi qu’un membre du Service de Police de Mirabel qui ont fait le déplacement vers la France. La SQ prendra en charge la coordination des opérations.
À quelques heures de la prestation sur la Seine, le sergent Stéphane Marenger, de la Sûreté du Québec dans les Laurentides, était prêt à vivre ce grand moment, jeudi.
«On travaillera lors de la cérémonie d’ouverture. C’est sur notre territoire, pas très loin de notre poste, alors on va sûrement la voir», a indiqué au Journal celui qui patrouille à pied ou en véhicule avec des policiers français dans le secteur des Champs-Élysées, ainsi que dans les 8e, 16e et 17e arrondissements de Paris, depuis quelques jours.

Un sommet historique
Pareil déploiement des forces de l’ordre constitue un sommet dans l’histoire olympique, toujours d’après Le Nouvel Obs.

Le lieu choisi pour tenir la cérémonie d’ouverture et le nombre de spectateurs qui y assisteront est évidemment en lien avec ce déploiement sans précédent.
Mais la France vit aussi au quotidien dans la crainte d’attaques terroristes. Les voyageurs qui se déplacent vers l’Hexagone sont d’ailleurs appelés à faire «preuve d’une grande prudence» par le gouvernement canadien.
«Des dizaines et des dizaines de scénarios» allant de «l’infiltration de plongeurs pour détruire un bateau» à «un drone qui viendrait larguer une charge explosive» ont été étudiés par les forces policières, a énuméré le lieutenant-colonel Olivier, chef des opérations, au réseau TF1.
Les policiers et militaires seront donc répartis un peu partout aux environs du site et sur le site de la cérémonie, notamment sur les toits avoisinants qui donnent sur la Seine, pour éviter qu’un tireur ne vise les athlètes sur leurs embarcations, la foule ou un politicien, toujours selon Le Nouvel Obs.
La tentative d’assassinat sur Donald Trump, il y a 13 jours, a rappelé l’importance de contrer cette menace.
D’autres agents seront affectés à la sécurité des quais et du fleuve. Les athlètes et les politiciens, eux, seront accompagnés par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale.

Ciel fermé, avions abattus?
Mais il y a aussi la menace aérienne. Le ciel de Paris, sur un rayon de 150 km, sera ainsi «fermé» de 18h30 à minuit, heure locale, vendredi.
Pendant ce temps, aucun avion ne pourra décoller ni atterrir aux aéroports avoisinants, y compris Charles-de-Gaulle.
Si un avion qui franchit ce périmètre refuse de s’identifier, un hélicoptère ou un avion de chasse sera envoyé afin de dialoguer avec les gens à bord, écrit Le Nouvel Obs.
Et si ces derniers refusent de dialoguer, l’appareil pourrait être abattu.
- Avec la collaboration de Frédérique Giguère et de Mylène Richard