Des policiers québécois en renfort aux Jeux olympiques
L’ambiance était bonne et les gens étaient calmes dans les rues de la capitale française, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture

Mylène Richard et Frédérique Giguère
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La crainte de vivre des Olympiques sous forte tension sociale et politique ne se fait pas sentir à quelques heures de la cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris, selon des policiers québécois partis prêter main-forte à leurs collègues de la France.
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«Présentement, ça ne transparaît pas du tout. C’est sûr qu’on a eu un avertissement d’être vigilants, mais ça fait partie de notre quotidien même au Québec», a mentionné jeudi au Journal le sergent Stéphane Marenger, de la Sûreté du Québec (SQ), ajoutant pendant sa pause au boulot que les gens étaient étonnamment calmes.
«C’est vraiment une belle ambiance, a renchéri Eddy Ranaudo, capitaine de la section du soutien aux enquêtes au Service de police de l’agglomération de Longueuil. Tout le monde est content et fier d’accueillir les Jeux ici.»

Poursuivre des voleurs
Le sergent Marenger et le capitaine Ranaudo font partie de la «brigade territoriale de contact», une section créée pour resserrer les liens entre les policiers et la population. Les deux Québécois patrouillent notamment dans le secteur des Champs-Élysées, dans le 8e Arrondissement, en véhicule ou à pied.
«C’est un rôle de support aux policiers français. Les gendarmes interviennent en premier et s’ils ont besoin, ils font appel à nous. On a un rôle de protection avec tous les touristes, on est en périphérie et on surveille», a expliqué le sergent Marenger, qui travaille au poste de la MRC de La Rivière-du-Nord, dont le territoire inclut Prévost, Saint-Hippolyte et Sainte-Sophie, dans les Laurentides.
Jusqu’à présent, il est intervenu lors de «deux vols à la tire, comme ils disent ici».
«Ce sont des pickpockets. J’ai couru deux fois après des voleurs. L’équipe de France a réussi à attraper le premier», a raconté le sergent Marenger.

Curiosité
Ayant été bien accueilli, le capitaine Ranaudo constate que partager la même langue est un atout.
«Ça permet plus de rapprochements avec les citoyens et on le sent que les policiers français trouvent ça le fun aussi. Les gens sont curieux, on se fait souvent demander d’où on vient parce qu’on patrouille avec nos uniformes respectifs», a-t-il relaté.
Cette expérience unique lui offre également une occasion d’analyser le travail de ses confrères d’autres pays. Il soutient que les façons de faire des policiers français sont assez similaires à celles du Québec, bien qu’ils patrouillent à trois dans un véhicule, alors que ceux de la Belle Province se déplacent en duo et parfois en solo.
«Si je vois des pratiques policières qui peuvent s’appliquer pour nous, on pourra regarder si c’est possible de reproduire ça à Longueuil», a dit celui qui est logé dans un hôtel près de la gare de Lyon jusqu’au 12 août.

Un peu de natation
À défaut d’aller en Haïti, où une mission des Nations unies a été annulée, le sergent Marenger se retrouve au cœur du plus grand événement sportif de la planète. Tout pour consoler l'amateur de sport.
«Avec des policiers du Québec, on regarde pour s’acheter des billets pour aller voir au moins une épreuve. J’aime bien la natation, avec nos Canadiennes et Québécoises qui sont très fortes», a-t-il dit, faisant référence à Penny Oleksiak, à Summer McIntosh, à Maggie Mac Neil et à Mary-Sophie Harvey.

Et Céline?
Depuis son arrivée le 16 juillet, le sergent Marenger n’a pas croisé Céline Dion, bien qu’il patrouille près de l’hôtel où elle réside, le Royal Monceau Raffles Paris.
«Si je la vois, je vais la saluer, a-t-il promis, tout en restant professionnel. Je sais qu’elle aime beaucoup les Québécois. Ça me tient à cœur, je suis fier d’elle, de ce qu’elle a réalisé.»
Il aura peut-être la chance de l’entendre chanter lors de la cérémonie d’ouverture vendredi, si, bien sûr, la diva est à Paris pour cette raison.
