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Pénurie de main-d’œuvre: une PME de Mont-Tremblant doit refuser des contrats faute de relève

Véronique Forget, présidente des Machineries Forget, mise beaucoup sur ses travailleurs étrangers temporaires pour venir en renfort dans l’usine.
Véronique Forget, présidente des Machineries Forget, mise beaucoup sur ses travailleurs étrangers temporaires pour venir en renfort dans l’usine. Photo Francis Halin
Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2022-06-18T04:00:00Z

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Une PME familiale de troisième génération, qui fabrique des équipements de déneigement, mise sur la jeunesse et les travailleurs étrangers pour faire rouler l’entreprise, qui perd ses employés expérimentés en raison de l’âge.

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« On est victime du vieillissement de la population. Étant une entreprise familiale, on en a beaucoup ici qui travaillent chez nous depuis 40 ans. Ils sont sur le bord de la retraite », explique Véronique Forget, présidente des Machineries Forget. 

« Ils ont une énorme expertise. Ils sont ouverts à former les nouveaux, mais ils sont durs à trouver les nouveaux », ajoute-t-elle.

Fondée en 1951 par son grand-père Hervé Forget, la PME des Laurentides, qui a une trentaine d’employés, a besoin d’au moins quatre travailleurs. Or, le problème est que les jeunes sont moins tentés d’aller travailler en usine.

« La jeunesse s’intéresse de moins en moins aux métiers plus manuels. C’est très désolant. Je ne sais pas si c’est l’arrivée des technologies, qui a un lien avec cela », s’interroge Véronique Forget.

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Régions désertées

Soudeur, monteur, mécanicien d’engin de chantier... les jeunes vont chercher leurs diplômes dans les grands centres et restent là. Ils ne reviennent pas dans leur région, selon elle.

« Plusieurs sont aussi tentés d’aller dans le Nord dans les mines. Ça nous enlève des candidatures intéressantes. Le salaire est très alléchant, mais je suis persuadée que la qualité de vie n’est pas aussi bonne que chez nous », souligne-t-elle.

Miser sur la qualité de l’équipe

Contrairement à d’autres qui multiplient les bonbons pour attirer la main-d’œuvre, Véronique Forget préfère miser sur la qualité de l’équipe. 

« Je n’aime pas le tape-à-l’œil. », laisse-t-elle tomber.

Ces cinq dernières années, l’entrepreneure souhaitait regarder du côté de la main-d’œuvre étrangère, ce qu’elle vient de faire cette année.

« Avec le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI), on est agréablement surpris. Ça va super bien. Lors de la journée Québec-Maroc, ils ont reçu 52 000 candidatures », confie-t-elle.

« On a reçu 700 CV, dont 400 à étudier. Là-dessus, il y en avait plusieurs d’énormément intéressants pour aboutir à 30 en entrevues, dont une dizaine à qui l’on parle pour faire le bon choix. On en recrute trois », conclut-elle.

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