Une nouvelle rivalité entre Montréal et Toronto

Mylène Richard
Partager
Même s’il y a actuellement une vague d’amour pour les Blue Jays, la rivalité Montréal-Toronto est toujours bien vivante et les Roses n’y font pas exception.
• À lire aussi: De réserviste à joueuse étoile de la Super Ligue du Nord
On dit que ce sentiment prend forme en séries, mais c’est déjà commencé entre les deux nouvelles formations professionnelles de soccer féminin des deux villes, qui s’affronteront en demi-finale de la Super Ligue du Nord dès samedi.
«Oui, on a développé une rivalité, a assuré la défenseuse des Roses Stéphanie Hill, cette semaine, au terme d’un entraînement. Ç’a toujours été un beau challenge de jouer contre Toronto. C’est une bonne équipe, nous aussi. Elle a gagné le championnat régulier, mais on espère soulever le trophée.»
«C’est encore plus excitant de voir ça se développer dans le sport féminin, parce que nous aussi, on en a des émotions, nous aussi, on veut des bons duels, on veut un peu de piquant dans les confrontations», a poursuivi la native de Dollard-des-Ormeaux, sur l’île montréalaise.
Stephanie Hill puts Montréal Roses on the board 🌹 pic.twitter.com/ITZl0cnXUQ
— Northern Super League (@NorthernSuperLg) May 25, 2025
«Pas le choix!»
Les Roses ont remporté deux de leurs cinq duels face à l’AFC Toronto. Tous les matchs se sont conclus avec un écart d’un but, à l’exception de celui de mai, gagné 2 à 0 par la Ville Reine.
Les Québécoises des Roses, qui ont grandi avec la rivalité entre le Canadien et les Maple Leafs au hockey, le CF Montréal et le Toronto FC au soccer ou les Alouettes et les Argonauts au football, n’ont pas imposé leur animosité à leurs coéquipières. Mais selon Hill, ce sont des choses qui se perçoivent.
«On a vu croître ça à travers la saison. Peu importe d’où viennent les filles ou la langue qu’elles parlent, elles comprennent ce que représentent les séries. On est un collectif, une équipe, alors si plusieurs sentent une rivalité, les autres doivent suivre. Elles n’ont pas le choix!»

Une force de frappe
Sur le terrain, le défi sera de taille pour la troupe de Robert Rositoiu. Elle a quelque peu flirté avec le sommet du classement au début de l’été, mais a fini au quatrième rang, à 15 points de Toronto, n’ayant pas savouré la victoire à ses quatre derniers rendez-vous.
De son côté, l’AFC n’a pas perdu à ses sept plus récentes sorties et a dominé le circuit avec 42 buts et 128 tirs cadrés sur 257 tentatives. La tâche ne sera pas de tout repos pour la gardienne Anna Karpenko.
De plus, la présence de la cocapitaine Tanya Boychuk est incertaine. L’attaquante, meneuse chez les Roses avec six filets, s’est entraînée à l’écart mercredi en raison de symptômes liés à une commotion cérébrale.
«L’engouement monte, on est excitées et on a hâte de disputer un dernier match devant nos partisans. Ce sera une grosse fin de semaine de sport pour les Montréalais», a lancé Hill, faisant référence aux parties des Alouettes et du Canadien de samedi.
Vancouver-Ottawa
Le match entre Montréal et Toronto aura lieu samedi à midi, au Stade Boréale de Laval, suivi d’un second duel le dimanche 9 novembre, au Stade York Lions.
L’autre demi-finale opposera le Rise de Vancouver et le Rapide d’Ottawa, mardi et samedi prochains.
La finale se tiendra le samedi 15 novembre au BMO Field de Toronto.