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Une marche gênante pour le Canada: l’équipe a hérité d’un vestiaire peu enviable en raison de son cinquième rang l’an passé

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-12-26T18:14:32Z

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Trois minutes de minute de marche entre chaque période: c’est le traitement qu’on a réservé au Canada au Championnat mondial junior de hockey au Minnesota en raison de son piètre cinquième rang au dernier tournoi.

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Pas des farces, les joueurs canadiens devront se taper un itinéraire pour se rendre du vestiaire jusqu’à la glace du 3M Arena, où ils disputeront la ronde préliminaire.

Tout ça en raison de la débâcle de l’an dernier. Les vestiaires sont attribués aux équipes en fonction des résultats du plus récent CMJ.

À Ottawa en 2024, on avait déroulé le tapis rouge aux représentants de l’unifolié malgré une cinquième position l’année précédente, mais le Canada était évidemment à la maison. En territoire ennemi, les règles du jeu ne sont pas les mêmes.

Après chaque entracte, le Canada devra traverser la glace du Ridder Arena, de l’équipe féminine des Gophers, puis un long tunnel avant d’arriver à la surface de jeu du 3M Arena. Voyez le trajet dans la vidéo ci-dessus; ce que vous apercevez au tout début, c’est l’entrée du vestiaire canadien.

Les entractes, d’une durée de 18 minutes bien comptées, seront ainsi bien plus courtes pour le Canada. Elles seront en réalité d’une quinzaine de minutes à peine.

Le Canada perd donc du temps précieux pour établir une stratégie et apporter des ajustements entre les périodes. Pourrait-il être désavantagé par cette réalité? L’entraîneur-chef Dale Hunter a répondu du bout des lèvres à la question décochée par le collègue Mark Masters.

«C’est un petit désavantage, mais... c’est ça qui est ça, a concédé Hunter, sans vouloir s’étendre. J’accomplis mes objectifs de pas de toute façon.»

«Ouais, c’est une petite marche, a avoué de son côté le défenseur Harrison Brunicke. C’est ce qui arrive quand tu finis cinquième.»

C’est une première pour Brunicke, qui dit franchement «n’avoir jamais vu ça». Pour Cole Beaudoin aussi.

«On essaye de laisser le passé derrière, personne ne s’en lamente. Si ça signifie qu’on doit faire une petite marche, c’est correct», a lancé Beaudoin, loin de vouloir jouer à la victime.

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