Une longévité surprenante pour l’attaquant du Canadien: Brendan Gallagher est toujours là, 900 matchs plus tard

Jonathan Bernier
Partager
Il aura fallu quelques jours de plus que ce qui était initialement prévu, mais Brendan Gallagher disputera, ce soir, le 900e match de sa carrière. Tous, bien évidemment, dans l’uniforme du Canadien.
• À lire aussi : Canadien : Kirby Dach ratera jusqu’à quatre semaines d’activités
• À lire aussi : Le Canadien et la course aux séries : « Quand tu cours, tu ne regardes pas en arrière », illustre Alexandre Carrier
Il s’agit de tout un exploit pour ce choix de cinquième tour (147e au total) du repêchage de 2010, dont le gabarit ne pouvait laisser présager une longue carrière dans le circuit Bettman.
« C’est le genre de moment où tu dois t’arrêter une seconde pour y réfléchir, a-t-il raconté, au terme de l’entraînement matinal du Canadien. J’adore être un joueur du Canadien. J’adore jouer devant ces partisans. Et le faire pour la 900e fois, c’est quelque chose d’extrêmement spécial. »
À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE.

Le gamin de l’Alberta n’avait pas encore célébré son 21e anniversaire de naissance lorsqu’il s’est amené avec le Canadien, en janvier 2013, lors de cette saison retardée en raison du lock-out de la LNH.
En raison de son jeune âge, la direction de l’équipe lui avait proposé de demeurer avec Josh Gorges, déjà un vétéran de huit saisons, et sa famille.
« J’ai vécu plusieurs bonnes années depuis que je suis ici. J’ai joué avec de très, très bons coéquipiers. Des gars que j’apprécie et pour qui j’ai beaucoup de reconnaissance », a-t-il répondu lorsqu’on lui a rappelé ce moment.
Depuis 14 ans
Il avait fait le saut en compagnie d’Alex Galchenyuk, tout premier choix de l’équipe lors du repêchage de 2012. D’ailleurs, les deux recrues évoluaient sur la même unité, en compagnie de Brandon Prust, lors de son baptême de feu, le 22 janvier 2013 face, aux Panthers de la Floride.
« Oh que ça fait longtemps, a lancé le vétéran de 33 ans. À l’époque, je ne savais pas si j’allais être cédé dans les mineures, alors je m’assurais d’apprécier chaque moment. »
« J’ai eu la chance de rester avec l’équipe pendant toute la saison. On a tellement eu du plaisir. On était quelques jeunes qui profitaient de cette occasion », a-t-il ajouté.
Finalement, non seulement il a passé la saison à Montréal, mais il a fallu plus de 13 ans pour qu’il soit retranché de nouveau.
« Il n’y a jamais rien de garanti, alors j’ai toujours voulu me rendre utile à l’organisation de la meilleure façon possible et démontrer que je pouvais contribuer, a indiqué celui qui a récolté 484 points, dont 245 buts jusqu’ici. Je ne pouvais imaginer que je serais ici pendant 14 ans, mais j’étais excité simplement à l’idée de jouer pour le Canadien de Montréal. »
En raison de cette longévité, Gallagher occupe le 13e rang pour les matchs joués dans l’uniforme du Canadien, le 14e rang pour les buts et le 26e rang pour les points.
Bleu-Blanc-Rouge jusqu’à la fin
Aujourd’hui, il caresse le rêve de terminer sa carrière dans l’uniforme bleu-blanc-rouge. Il faudra voir ce que la direction en pense. Il reste encore une année au contrat de six saisons qu’un Marc Bergevin, émotif, lui avait consenti en octobre 2020.
« J’aimerais finir où tout a commencé. J’ai été chanceux d’avoir été placé dans cette situation. J’ai été entouré de gens fantastiques : des coéquipiers, des entraîneurs et la famille. Il a fallu que les étoiles soient alignées pour que je puisse me rendre jusqu’ici. »
Et quand on se rappelle le nombre incalculable de blessures que Gallagher a subies au cours de sa carrière, on peut se demander comment les étoiles ont fait pour demeurer en place.