Le Canadien et la course aux séries: «Quand tu cours, tu ne regardes pas en arrière», illustre Alexandre Carrier

Jonathan Bernier
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Les Bruins ce soir, les Red Wings, jeudi. Avec les points qu’il a laissés sur la table au cours du week-end, ces deux rencontres seront d’une importance capitale dans la course aux séries éliminatoires.
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Le plus beau dans tout ça, c’est que, avec deux victoires, le Tricolore pourrait devancer le Lightning au deuxième rang de la division Atlantique. Ça démontre à quel point le classement est serré.
Comment gérer la situation ? Dans la peau du chasseur ou dans celle du pourchassé ?
« Quand tu cours, tu ne regardes pas en arrière, tu regardes en avant », a illustré Alexandre Carrier.
À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE.

Effectivement, les chances de s’enfarger dans ses souliers sont pas mal moins grandes.
« C’est le même principe avec le classement. On veut jouer du meilleur hockey pour rattraper les équipes devant nous », a poursuivi Carrier, qui sera jumelé à Kaiden Guhle à l’occasion de la visite des Bruins.
Dans le bagage d’expérience
Sauf que la grande majorité des joueurs du Canadien sont dans une situation qu’ils n’ont jamais vécue auparavant. Du moins dans la LNH.
Oui, l’an dernier, guidé par Nick Suzuki, le Tricolore avait effectué toute une poussée pour se qualifier pour les séries éliminatoires lors du tout dernier match de la saison.
Mais l’état d’esprit n’est pas le même entre celui dans lequel on se trouve lorsqu’on est en quête d’un objectif et celui qui nous habite lorsqu’on ne veut pas l’échapper.
« Il y a toujours un niveau de stress parce que les gars s’en soucient. Ils veulent atteindre leur but. Ils voient que c’est une course serrée », a indiqué Martin St-Louis, soutenant que l’expérience acquise l’an dernier aide dans l’actuelle course.
« C’est un niveau de compétition qui t’amène ailleurs. Il faut que tu sois alerte et intense. Tu ne peux pas recréer ce sentiment-là, a-t-il poursuivi. C’est comme jouer un match de séries, tu dois l’expérimenter, tu dois le vivre pour comprendre ce que c’est. C’est ce qu’on fait présentement. »
Six points échappés
Bref, match après match, les troupiers du Lavallois ajoutent à leur bagage une touche d’expérience qui leur sera bénéfique au cours des prochaines saisons, lorsque l’équipe sera véritablement l’une des prétendantes aux grands honneurs.
À ce moment-là, ils devront être passés maîtres dans l’art de gérer les situations de matchs serrés, ce qui n’a pas été assez souvent le cas dernièrement.
« On est toujours en apprentissage, a mentionné St-Louis, sur le sujet. Il faut gérer les matchs un peu mieux en troisième période. Comme je le disais [dimanche], c’est la fine ligne entre avoir faim de gagner ou avoir peur de perdre un point. »
On peut comprendre que ce soit préoccupant. Depuis le retour de la pause olympique, le Tricolore a laissé filer au moins six points en raison de revirements de situation dans la dernière portion de la troisième période. Six points qui leur permettraient, aujourd’hui, de trôner au sommet de l’Atlantique, sur un pied d’égalité avec les Sabres.