VANCOUVER | Après le discours du premier ministre Mark Carney, c’est au tour du légendaire joueur de basketball canadien Steve Nash de tenter d’inspirer la sélection nationale à la Coupe du monde de soccer.
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Nash a envoyé un message de motivation « très réfléchi » aux joueurs de l’unifolié, qui l’ont visionné mardi avant l’entraînement, à la veille du dernier match de la phase de groupe contre la Suisse, au BC Place de Vancouver.
« Une des choses que Steve a partagées, c’est la combinaison de la tension et de la liberté, a raconté l’entraîneur Jesse Marsch en conférence de presse mardi. La tension, c’est la discipline, la concentration pour suivre le plan de match, de comprendre qui nous sommes. La liberté, c’est d’aller sur le terrain et de jouer avec confiance. »

Chacun son rôle
Marsch a « adoré » la vidéo de Nash. Celui ayant grandi en Colombie-Britannique a été élu deux fois joueur par excellence de la NBA, en 2005 et en 2006, avant d’être admis au Temple de la renommée du basketball en 2018.
« Je veux que les gars comprennent leur rôle, le plan de match et pourquoi il est important de le respecter. Je souhaite que les joueurs, spécialement les attaquants, soient eux-mêmes et démontrent toutes leurs qualités », a poursuivi le coach.
Nash, qui a des parts dans l’équipe de soccer des Whitecaps de Vancouver, a porté les couleurs des Suns de Phoenix, des Mavericks de Dallas et des Lakers de Los Angeles. Il a aussi dirigé les Nets de Brooklyn entre 2000 et 2022.
« Je pense que son message était bien pour aider notre groupe à réaliser ce que ça prend afin de gagner ce match », a expliqué l’auteur d’un tour du chapeau contre le Qatar, Jonathan David.
Mark Carney était d’ailleurs allé parler à la formation canadienne dans le vestiaire au terme de cette victoire historique de 6 à 0, jeudi.

« Le nôtre est beaucoup plus grand ! »
Quand le sélectionneur suisse Murat Yakin a entendu cette histoire, il a raconté que son groupe avait reçu la visite du joueur des Clippers de Los Angeles Yanic Konan Niederhäuser lors du camp d’entraînement à San Diego.
« Le nôtre est beaucoup plus grand que le leur ! » a lancé Yakin.
Vrai qu’à 6 pi et 11 po, Niederhäuser dépasse Nash de 8 pouces, mais il est loin d’avoir le même palmarès que le Canadien.
La priorité
Dès que Marsch a vu l’horaire du tournoi, il a établi que la priorité était de terminer au sommet rang du Groupe B afin de rester à Vancouver en vue des 16es de finale.
« Il y a deux ans, les gens auraient dit que j’étais fou », a lancé l’Américain.
« Quand je suis arrivé en poste [en 2024], mon but était que cette équipe croit qu’elle peut battre n’importe qui, a-t-il ajouté plus tard devant les journalistes. Mais je n’ai jamais eu besoin de convaincre les joueurs qu’ils avaient leur place ici, à batailler pour la première position de notre groupe. »
Avec un verdict nul, le Canada s’assurerait de finir devant la Suisse. L’objectif avoué est néanmoins la victoire.

