VANCOUVER | L’un des entraîneurs assistants de la formation canadienne de soccer ne peut pas être plus fier des joueurs québécois présents à la Coupe du monde, lui qui en a côtoyé certains dans leur jeunesse.
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Nicolas Gagnon a notamment connu Mathieu Choinière à Saint-Jean-sur-Richelieu quand il avait 10 ans, avant de recroiser sa route à de nombreuses reprises.
L’instructeur de Saint-Hyacinthe a également dirigé Nathan Saliba avec la sélection nationale U15, ainsi qu’avec l’équipe réserve de l’Impact/CF Montréal, où il a aussi travaillé avec Maxime Crépeau.
C’est une donc belle récompense de les retrouver au Mondial. Le Canada peut aussi compter sur les Montréalais Ismaël Koné, avant qu’il se blesse, et Moïse Bombito.
D’ailleurs, Gagnon a appris à mieux connaître Koné au cours des dernières semaines, « un gars qui a le cœur plus gros que l’Amérique du Nord ».
« C’est une fierté tous ces Québécois. Mais ce l’est aussi de voir des gars comme Alphonso Davies et Jonathan David, qui jouent avec deux des plus grands clubs au monde [Bayern Munich et Juventus] », a constaté Gagnon en entrevue au Journal.

Un peu partout
Saliba évolue pour Anderlecht, un excellent club en Belgique, Koné est à Sassuolo en Italie, Bombito à Nice en France, tandis que Choinière et Crépeau jouent en MLS avec Los Angeles FC et Orlando City respectivement.
« C’est super intéressant à voir. Ç’a contribué au résultat qu’on a en ce moment », a pointé Gagnon, qui soutient que ça fait des décennies que le soccer est plus pratiqué au pays.
Pas besoin de rappeler qu’aucun hockeyeur québécois n’avait participé aux derniers Jeux olympiques.

Un tournant
Cette Coupe du monde pourrait certainement devenir un tournant dans l’histoire du soccer canadien, après les premiers points engendrés, la première victoire et probablement la première fois que la nation sortira de la phase de groupes.
« C’est important que ça continue. On est à des années-lumière d’où on était il y a 10-15 ans, mais il y a énormément de chemin à faire pour passer aux prochaines étapes », a précisé Gagnon.
Ce dernier se souvient d’avoir assisté plus jeune à des matchs des équipes canadiennes féminines et masculines et il était pratiquement le seul vêtu d’un chandail de l’unifolié.
« Je me souviens d’un match contre le Honduras, le Stade Saputo était bleu ! J’avais l’impression de ne pas être chez moi », a raconté l’homme de 40 ans.
L’image était donc très forte quand la majorité des 52 000 spectateurs au BC Place de Vancouver jeudi, pour le gain contre le Qatar, étaient habillés de rouge.
« C’était très émotif de voir et d’entendre les partisans à Montréal lors d’un match amical contre l’Irlande [début juin], et ceux à Toronto et à Vancouver au Mondial. C’est incroyable », s’est exprimé Gagnon.

