Une équipe de basketball professionnelle jouera à Québec à compter du mois de décembre


Jessica Lapinski
Partager
Il pourrait bientôt y avoir deux équipes de basketball professionnelles à Québec. Pendant que Québecor est en discussion avec la Ligue élite canadienne de basketball pour installer un club au Centre Vidéotron, il est confirmé que les Pionniers de Québec défendront leurs couleurs dans la Basketball Super League à compter de décembre prochain.
- À lire aussi: Québecor en discussion avec la plus grande ligue canadienne de basket
- À lire aussi: «Québec est rendue là», croit le milieu du basketball
Le second projet, c’est celui de l’homme d’affaires Cyrille Poitevineau-Millin. «Il y a beaucoup d’équipes professionnelles partout au Canada, dont deux à Montréal, mais aucune à Québec, explique-t-il. Comme ça faisait 10 ans qu’il n’y avait plus de basket pro à Québec [depuis le départ des Kebs], on s’est dit que c’était vraiment le bon emplacement pour nous installer.»
On ne sait pas encore où les Pionniers disputeront leurs 20 rencontres locales. Le tout est en négociations, a dit M. Poitevineau-Millin. L’équipe en jouera aussi 12 autres ailleurs au Canada et aux États-Unis.
Des billets à faible coût
La création de la Basketball Super League, ou BSL, a été annoncée en avril. La saison 2023-2024 sera sa première. Le match inaugural des Pionniers devrait avoir lieu durant le temps des Fêtes et la campagne prendra fin en mai.
La ligue devrait regrouper de 10 à 12 équipes. Outre Québec, le circuit considère des marchés comme New York, le Michigan et l’Ontario. Le but des Pionniers est d’attirer des joueurs locaux, mais aussi, des talents canadiens et américains qui se sont expatriés ailleurs dans le monde.
«On sait qu’il y a une grosse effervescence entourant le basketball au Québec et au Canada. Beaucoup de jeunes y jouent aussi à l’année, à faible coût», souligne M. Poitevineau-Millin.
Ce dernier souhaite offrir un produit «accessible», avec des billets à bas prix.
Pas en compétition avec la LECB
Comme la BSL tiendra ses activités de décembre à mai, elle n’entrerait pas en compétition directe avec la potentielle venue à Québec d’une équipe de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB), dont la saison se déroule de la mi-mai à la mi-août, pointe Cyrille Poitevineau-Millin.
«Au contraire, on est content de savoir qu’il y a aussi une potentielle équipe de LECB qui pourrait jouer à Québec, parce que ça va permettre aux joueurs de notre équipe et de notre ligue d’avoir une continuité pendant l’été avant de passer au repos», dit l’homme d’affaires.
«Pour moi, et pour les gens de basket, c’est juste du bonus d’avoir deux équipes et deux ligues à deux moments différents, a-t-il continué. Ça permet de prolonger la saison. C’est comme si on demandait à un fan de hockey s’il voulait du hockey 12 mois par année. Il dirait oui, assurément.»