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«Québec est rendue là»: le milieu du basketball ainsi que la Ville voient d’un bon oeil la possible venue d’une équipe professionnelle de la LECB

Comme Montréal avec l'Alliance, Québec pourrait accueillir un club de basketball professionnel de la LECB.
Comme Montréal avec l'Alliance, Québec pourrait accueillir un club de basketball professionnel de la LECB. Photo d'archives
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-06-02T04:00:00Z

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Des intervenants de la scène du basketball ainsi que du milieu politique se réjouissent de la possible venue d’un club professionnel à Québec. «La ville est rendue là», souligne Pascal Jobin, qui est notamment conseiller pour l’équipe masculine du Rouge et Or de l’Université Laval.

Le Journal rapportait jeudi que la Ligue élite canadienne de basketball (LECB), le plus grand circuit professionnel au pays, aimerait implanter une concession dans la municipalité

La LECB, qui compte 10 équipes dans de grands marchés canadiens, dont l’Alliance de Montréal, est en discussion depuis quelques semaines avec Québecor. 

Si le projet voyait le jour, la formation devrait d’ailleurs disputer ses matchs locaux dans un Centre Vidéotron qui serait alors spécialement configuré pour le basketball. 

«Québec, c’est un très bon marché. [...] Il y a du très bon basketball qui s’y joue d’ailleurs», note M. Jobin, en faisant notamment allusion aux différents programmes scolaires, que ce soit aux niveaux secondaire, collégial ou universitaire.

De bonnes foules à Québec

Pascal Jobin a été le premier entraîneur-chef des défunts Kebs de Québec, au milieu des années 2000. Il rappelle que l’équipe de basketball jouait devant des salles combles au cégep de Sainte-Foy. 

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Pascal Jobin (à gauche) a été le premier entraîneur des défunts Kebs de Québec.
Pascal Jobin (à gauche) a été le premier entraîneur des défunts Kebs de Québec. Photo d'archives

Les équipes du Rouge et Or ont aussi disputé des matchs devant des foules imposantes, cette saison. L’amphithéâtre Desjardins-Université Laval a accueilli plus de 2000 spectateurs pour des rencontres à quelques occasions durant la dernière campagne. 

«Le problème avec les Kebs, c’est que la ligue n’était pas vraiment solide, pointe M. Jobin. La [LECB], elle, elle est extrêmement solide. Le timing de sa création a été très bon, avec le succès qu’ont connu les Raptors de Toronto dans la NBA, avec leur championnat [en 2019, un an après la naissance de la LECB].»

Bon pour le milieu québécois

Charles Dubé-Brais est actuellement directeur général adjoint et entraîneur adjoint de l’Alliance, après avoir dirigé la concession d’Ottawa, entre autres. Il estime que la venue d’une concession dans sa ville d’origine serait bénéfique pour le milieu du basketball local. 

«C’est bon pour les joueurs, pour les entraîneurs québécois, ou les gens qui gravitent autour de l’équipe dans d’autres postes. Ce n’est pas facile de faire sa place à travers le Canada quand tu viens de la province de Québec», pointe-t-il. 

«Je le vois à Montréal, ajoute-t-il. Ça permet à plein de personnages qui gravitent dans le milieu du basket montréalais de s’intégrer et de graduer avec l’Alliance. Je pense que ce serait un gros, gros plus à Québec.»

La Ville comme «facilitatrice»

Bruno Marchand, le maire de Québec, a pour sa part affirmé que la Ville était toujours «ouverte à discuter avec les promoteurs qui souhaitent [la] dynamiser, que ce soit par le sport, les grands événements ou la culture». 

«Notre téléphone est ouvert, a poursuivi M. Marchand. Il y a une très belle communauté de basketball à Québec et je suis persuadé qu’elle accueillera la venue d’une équipe d’une manière plus que positive.»

Conseiller municipal responsable du dossier des Sports à la Ville de Québec, Jean-François Gosselin s’est également réjoui de la nouvelle. 

«Ce serait une excellente nouvelle pour Québec si ça fonctionne avec des gens sérieux comme Martin Tremblay [le chef de l’exploitation du Groupe Sports et divertissement de Québecor] et Québecor», a-t-il laissé tomber, visiblement satisfait. 

M. Gosselin, qui dit avoir discuté «à quelques reprises» au cours des derniers mois avec le commissaire du circuit, Mike Morreale, a ajouté que la Municipalité pourrait jouer le rôle de «facilitateur» pour conclure une entente. 

Cela dit, il s’agit d’un projet privé et il n’y a pas d’argent public en jeu, a-t-il précisé. 

–Avec la collaboration de Taïeb Moalla

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