Défilé sanglant à Highland Park: le 4 juillet, une date hautement symbolique

Nora T. Lamontagne
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Même si la violence armée est tristement commune aux États-Unis, une tuerie à une date aussi symbolique que le 4 juillet marquera les esprits, estiment des experts.
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«La seule chose qui peut choquer les Américains avec les questions d’armes à feu, c’est quand les fusillades ont lieu dans des écoles ou dans un événement comme celui-ci», affirme Jason Opal, professeur d’histoire à l’Université McGill.
Cette fois, le tueur a visé l’emblématique parade du jour de l’Indépendance, où défilaient élèves du secondaire et orchestres locaux.
«On a quelqu’un à la recherche de notoriété qui a profité d’un événement national pour tirer dans une foule. C’est tout à fait réfléchi et c’est un phénomène grandissant», souligne Francis Langlois, membre de l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.
La tragédie est d’autant plus brutale que le 4 juillet est historiquement une journée où les Américains mettent de côté leurs profondes différences pour fêter «en faisant semblant d’être toujours unis», souligne M. Opal.
- Écoutez l’entrevue de Marc-André Leclerc avec Matthieu Fauroux, résident et journaliste à Chicago sur QUB radio :
Personne n’est à l’abri
Plusieurs résidents de Highland Park, près de Chicago, ont d’ailleurs exprimé lundi leur incrédulité devant la fusillade qui a fait six morts pendant les célébrations.
«C’est horrible à dire, mais ces gens-là sont habitués à être à l’abri de la violence des États-Unis. Ils vivent dans une banlieue de Chicago assez prospère», fait remarquer M. Opal.
Une minorité
Francis Langlois rappelle néanmoins que les tueries de masse – dans cette banlieue de Chicago comme partout aux États-Unis – causent une minorité des victimes de violence par arme à feu.
«L’essentiel de la violence, ce sont les communautés défavorisées et ethniques qui la subissent [à cause de la criminalité]. Et ça, on en parle très peu», affirme le spécialiste de la question.
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