Les Bears ont encore gagné en réussissant une remontée magistrale. Les Packers ont de nouveau subi un effondrement de proportion épique en éliminatoires. La routine pour les deux équipes, quoi!
• À lire aussi: Les Rams évitent de justesse une catastrophe
Les Bears l’ont emporté 31-27 dans un match d’une immense qualité au premier tour éliminatoire, eux qui tiraient de l’arrière 21-3 après une première demie désastreuse pour eux.
Rien, mais absolument rien, ne semblait rouler pour eux lors des deux premiers quarts.
Leur entraîneur-chef, Ben Johnson, a pris quelques risques mal avisés en optant pour des tentatives de conversions de quatrièmes essais, dont une à leur ligne de 32 qui a lamentablement échoué. Quelques instants plus tard, les Packers se dotaient de leur avance de 18 points, qui semblait solide comme le roc.
Or, en tenant compte de l’historique des deux équipes dans un tel contexte, aucune avance ne pouvait être perçue comme confortable.
Un réveil progressif
Les Bears, avec leur quart-arrière Caleb Williams, ont l’habitude de nager en eaux troubles.
Peu à peu, à compter du troisième quart, ils ont remonté la pente, d’abord 2-3 bottés de placement de Cairo Santos pour réduire l’écart à 15 points.
Un touché de D’Andre Swift sur une course de cinq verges les a ensuite approchés à cinq points. Mais à leur tour avec le ballon, les Packers ont repris vie et Matthew Golden a redonné les devants aux siens en parcourant 23 verges sur une courte passe de Jordan Love.
Les Bears ont répliqué à leur tour quand Williams a lancé sa première passe de touché, à Olamide Zaccheaus. C’était 27-24 pour les Packers, et les Bears ont finalement pris les devants sur la deuxième passe de touché de Williams, cette fois à DJ Moore, avec 1 min 43 s à jouer.
DJ MOORE FOR THE LEAD
— NFL (@NFL) January 11, 2026
GBvsCHI on Prime Video
Also streaming on @NFLPlus pic.twitter.com/ov47yAYC56
Les Packers ont bien tenté d’aller marquer à leur tour, mais dans les derniers instants du match, ils se sont butés à la défense des Bears et ont été freinés à 28 verges de la zone des buts.
Une habitude
Croyez-le ou non, c’était la septième fois cette saison que les Bears allaient chercher une victoire dans les deux dernières minutes du temps réglementaire ou en prolongation. C’est inimaginable à quel point Williams, à sa deuxième saison dans la NFL, s’impose comme le roi des remontées.
Dans l’histoire des éliminatoires de la NFL, c’était seulement la troisième remontée de 15 points ou plus et la première depuis l’inoubliable remontée de 25 points des Patriots au Super Bowl en février 2017.
Dans leur histoire, les Bears montraient une fiche de 0-16 lorsqu’ils tiraient de l’arrière par 10 points ou plus en éliminatoires. Avec Caleb Williams aux commandes de l’attaque, ils ne sont plus du tout les mêmes bons vieux Bears, qui étaient éternellement conçus pour gagner avec leur défense et le jeu au sol. D’ailleurs, le jeu au sol face aux Packers a été limité à 93 verges en 28 courses, pour une faible moyenne de 3,3 verges par portée.
La magie provient clairement du bras et des jambes de Williams, qui fuit la pression comme Patrick Mahomes à ses débuts. Il est tout simplement phénoménal quand son équipe a le dos au mur.
This was the most impactful throw of Caleb Williams’ life
— Austin Abbott (@AustinAbbott) January 11, 2026
Season on the line, rolling out to his left and threading the needle with 4 Green Bay defenders in the area
This is why he was the 1st overall pick
Truly an unbelievable comeback for Caleb Williams and the Chicago Bears pic.twitter.com/q3QW5TBGk8
Avant cette rencontre, Williams avait amassé 2063 verges et 18 touchés contre seulement quatre interceptions quand son équipe tirait de l’arrière. Quand même hallucinant!
Non seulement les Bears l’ont emporté, mais ils l’ont fait en devenant la première équipe depuis les Eagles, en 1992, à inscrire au moins 25 points au quatrième quart d’un éliminatoire.
Les Packers n’ont qu’eux à blâmer
Si l’habitude des Bears est de réaliser des remontées, celle des Packers est de s’écrouler en éliminatoires.
En effet, depuis 2000, ils ont maintenant perdu six matchs éliminatoires lors desquels ils détenaient l’avance dans les cinq dernières minutes. C’est un sommet peu enviable dans la NFL au cours des 25 dernières années.
C’est arrivé en 2021 et en 2023 face aux 49ers, en 2014 et 2015 contre les Seahawks et en 2003 contre les Eagles.
La première fois, Brett Favre était le quart-arrière. En 2014, 2015 et 2021, c’était Aaron Rodgers. En 2023 et cette année, c’était Jordan Love.
Comme quoi les Packers ont beau miser sur d’excellents quarts-arrière depuis plus de 30 ans, ils semblent allergiques au fait d’avoir l’avance quand leur vie est en jeu.
Love a quand même terminé la rencontre avec 323 verges et quatre passes de touché, sans revirement. Il y a des coupables bien plus évidents que lui. Difficile de le pointer du doigt.
Les Packers ne se sont pas aidés avec sept pénalités. Ils ne se sont pas aidés en convertissant seulement 6 de leurs 15 tentatives en troisièmes essais. Ils ne se sont pas aidés avec une verge de gain sur leurs quatre premières séries offensives en deuxième demie. Ils ne se sont pas aidés sur les unités spéciales avec deux placements et une transformation ratés du botteur Brandon McManus. On parle ici de sept précieux points laissés sur le terrain.
Plusieurs remettront l’avenir de l’entraîneur-chef Matt LaFleur en question. Sous sa gouverne, les Packers n’ont gagné qu’un match éliminatoire dans les cinq dernières années.
Semble-t-il qu’il est en sécurité et que les Packers cherchent même à lui accorder une prolongation de contrat. Il faudra voir si cet autre effondrement changera la donne.
LES 3 ÉTOILES DU MATCH
Caleb Williams
Avec 361 verges et deux passes de touché, Caleb Williams a fait oublier ses deux interceptions. Il a ajouté 20 verges au sol et s’est souvent évadé de la pression de brillante façon. Les Bears ont assurément leur quart-arrière de franchise.
Colston Loveland
Colston Loveland est devenu le premier ailier rapproché recrue depuis Keith Jackson, en 1988, à franchir le cap des 100 verges dans un match éliminatoire. Il a terminé avec 137 verges sur huit réceptions.
Romeo Doubs
Dans une cause perdante, le receveur des Packers a capté huit passes pour 124 verges et un touché. Il a clairement été la cible de choix de Jordan Love dans les moments critiques.

