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Une année de malchance pour Maxime Crépeau

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2020-11-30T01:49:38Z

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Comme pour bien des gens, l’année 2020 ne s’est pas passée comme prévu pour Maxime Crépeau. Le gardien québécois voulait confirmer ses belles performances de 2019, mais le mauvais sort en a voulu autrement.

Crépeau, 26 ans, a subi une fracture du pouce gauche lors d’un match contre les Sounders de Seattle, le 19 juillet, ce qui a mis un terme à sa saison. 

«Ç’a été une aventure, a-t-il résumé lors d’une récente visioconférence. L’arbitre est venu me voir quelques secondes après le coup et je me suis rapidement rendu compte que je ne serais pas correct.»

Et il avait raison. C’est alors que s’est amorcé un véritable chemin de croix pour celui qui avait pourtant participé à 26 des 34 rencontres des «Caps» la saison précédente.

Opération 

Pendant que l’équipe restait à Orlando en plein tournoi de relance de la MLS, Crépeau retournait à Vancouver.

«J’ai eu une opération et je n’ai pas pu bouger mon pouce pendant six semaines.»

«Ça semble idiot, mais on tient nos mains pour acquises et quand on perd l’usage d’une, tout devient plus compliqué.»

L’opération a duré quatre heures, il fallait réparer une fracture à la base du pouce où des os avaient éclaté. Il s’est retrouvé avec trois tiges dans la main pendant un mois.

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C’est ensuite que le vrai travail a commencé. Il a dû apprivoiser la douleur qui persistait pendant que son corps faisait son travail de réparation sur sa main blessée.

Heureusement, malgré sa blessure, il n’a pas été mis à l’écart quand la saison de la MLS a repris son élan au milieu de l’été et surtout, quand l’équipe a été forcée de prendre le chemin de Portland. La frontière entre le Canada et les États-Unis était fermée, ce qui a forcé l’équipe à se relocaliser.

«Marc [Dos Santos] m’a proposé de suivre l’équipe à Portland et je pense que c’était la meilleure chose pour l’équipe et pour moi. Je pouvais poursuivre ma réadaptation tout en faisant partie de l’équipe et de l’esprit de corps.»

«Ça aurait été facile de rester à Vancouver en me disant que ma saison était terminée», a-t-il souligné pour illustrer qu’il a ainsi évité de se morfondre ou de se complaire à la maison, loin de ses coéquipiers.

Pas un recul 

Même s’il n’a pas été en mesure d’atteindre ses objectifs, Crépeau estime qu’il ne s’agit pas d’un pas de recul. À la limite, c’est un pas de côté.

«C’est une embûche, les blessures arrivent et la saison avait bien commencé pour moi. Mon objectif était d’être dans le même rythme de la saison dernière.»

Crépeau n’a pas été le seul gardien des Whitecaps à avoir des ennuis avec les blessures.

«La situation des gardiens a été un peu folle cette année. On a eu six gardiens sur les feuilles de match, je crois, cette saison.»

Une commotion cérébrale au jeune Thomas Hasal a forcé les «Caps» à acquérir Evan Bush de l’Impact de Montréal à la fin de septembre, ce qui a provoqué une réunion avec Bush, Crépeau et l’entraîneur des gardiens Youssef Dahha.

«C’était assez génial, pour être honnête, d’être avec Youssef et Evan. On s’est remémoré beaucoup de vieilles histoires», a affirmé Crépeau.

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