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Ligue mineure professionnelle aux É-U: un violent Canadien banni d’une ligue de hockey

Des gestes disgracieux et des menaces ont forcé la FPHL à le suspendre indéfiniment

Capture d'écran Sourceduhockey.com
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-01-18T18:00:00Z

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En visionnant des séquences vidéo, c’est le moins que l’on puisse dire, un véritable «goon» n’a vraiment pas compris les nombreux avertissements reçus et il a continué ses gestes dangereux en plus de constamment jeter les gants. Le Canadien Daniel Amesbury a été banni de la Federal Prospects Hockey League (FPHL) pour ses frasques sur les patinoires. 

«L’attaquant», agitateur et bagarreur de 33 ans qui évoluait sous les couleurs du Hat Tricks de Danbury, au Connecticut, à mi-chemin entre Hartford et New York, avait amassé 72 minutes dans les neuf matchs auxquels il avait participé cette saison dans cette ligue mineure professionnelle des États-Unis. Dans quatre d’entre eux, il avait écoulé plus de 10 minutes de pénalité. L’an dernier, il avait accumulé 298 minutes de pénalité... en 29 matchs. Il fut le plus puni du circuit, inscrivant au passage neuf points. 

Mais ce sont des gestes survenus lors d’un match au début de décembre qui ont forcé la direction de la FPHL à sévir sérieusement. Il avait alors dangereusement frappé un rival près de la rampe, ce qui lui avait valu une expulsion. 

La direction de la FPHL a longtemps réfléchi avant d’annoncer sa sentence cette semaine.

Menaces de mort 

«Nous suspendons indéfiniment Daniel Amesbury de la FPHL. De plus, il ne pourra plus participer aux entraînements et occuper aucune autre fonction dans toutes les équipes de la ligue, a réagi le commissaire Donald Kirnan qui gère un circuit comptant 11 formations. 

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«Cette décision fait suite aux nombreuses discussions tenues depuis des semaines avec les gouverneurs de la ligue, les avocats et le personnel des équipes, poursuit-il dans le communiqué officiel. Cette ligue veut d’abord et avant tout améliorer la sécurité des joueurs. Elle possède le droit de refuser quiconque à participer à ses matchs si cela est dans son meilleur intérêt.» 

Dans un dossier du Journal publié en novembre sur l’état des règlements sur les bagarres à travers l’Amérique du Nord et le monde, Kirnan nous avait répondu qu’il «n’était pas au courant de la décision de la LHJMQ de les bannir, mais que c’était une bonne chose pour la Ligue canadienne. Toutefois, il n’y a aucun plan pour les bannir dans notre ligue». 

Sur des séquences vidéo disponibles en ligne, on voit très bien Amesbury délier son agressivité et frapper dangereusement ses rivaux. On l’entend même proférer des menaces de mort à un joueur des Wolves de Watertown. 

Danbury a affronté cette équipe à deux occasions en début de saison. Il avait alors écopé au total de 28 minutes au cachot, livrant deux combats.

La direction de son équipe l’a appuyé. Ce matin, elle s’est dite «déçue» et en «désaccord» avec la décision de la FPHL de suspendre Amesbury indéfiniment. Elle a plutôt vanté son implication communautaire.

Un habitué du cachot

Il importe de souligner les statistiques du natif de la Colombie-Britannique qui a semé la pagaille dans diverses ligues avant la FPHL. 

En trois saisons et 64 matchs dans la Southern Professionnal Hockey League (SPHL) aux États-Unis, il a cumulé 479 minutes de pénalité. Et dans la Ligue junior A du Pacifique où il a disputé 126 matchs de 2008 à 2011, il a décroché le record du circuit avec ses 1007 minutes de pénalité. 

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