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Un scénario inespéré pour Évelyne Viens

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2021-06-25T02:15:08Z

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Invitée à son premier camp en carrière avec l’équipe nationale de soccer en février dernier à Orlando, Évelyne Viens obtient quatre mois plus tard son billet pour les Jeux olympiques de Tokyo dans un scénario totalement inespéré il n’y a pas si longtemps.

«Je voyais mon invitation à la SheBelieves Cup comme un accomplissement, a confié l’attaquante de 24 ans. Lors du camp en Angleterre, j’ai changé mon état d’esprit. J’ai réalisé que j’étais capable de jouer à ce niveau et d’aider l’équipe canadienne. J’ai appris la nouvelle, lundi, lors d’un appel de l’entraîneuse-chef [Bev Priestman] et je commence à réaliser que j’ai été sélectionnée et que j’irai aux Jeux.»

«Les Jeux olympiques, c’est tellement gros que je n’ai pas les mots pour décrire mes sentiments, de poursuivre Viens. C’est assez incroyable d’avoir participé à mon premier camp en février et d’avoir été choisie pour les Jeux. C’était difficile d’être vraiment confiante parce qu’il y a tellement de talent et qu’il y a seulement 18 filles qui sont choisies. J’ai tout donné, j’ai connu une bonne évolution et je vise maintenant une médaille aux Jeux.»

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Du succès partout où elle passe

Après une carrière dans la NCAA couronnée de succès avec les Bulls de South Florida où elle a conclu son parcours comme la meilleure buteuse de l’histoire du programme avec 73 réussites en 77 parties, Viens a vécu à un rythme d’enfer au cours des 18 derniers mois au cours desquels les faits d’armes se sont succédé.

Choix de 1re ronde (5e au total) du NJ/NY Gotham FC en janvier 2020, Viens a par la suite été prêtée au Paris FC en août quand la saison de la NWSL a été annulée. Dans la Ville Lumière, elle a inscrit 11 buts en 14 parties, ce qui lui a permis d’attirer l’attention de l’équipe canadienne.

«Si les deux dernières années ont été plus difficiles pour plusieurs, j’ai eu la chance de mon côté de vivre un parcours incroyable et des années qui sortent de l’ordinaire, de poursuivre Viens qui porte les couleurs du NJ/NY Gotham FC dans la NWSL. En raison des restrictions que les Canadiens ont vécues cette année, représenter mon pays aux Jeux a encore une plus grande valeur. Les Jeux, c’est plus gros que seulement le sport.»

L’entrée en scène de Priestman le 1er novembre 2020 a été une bénédiction pour Viens qui était regardée de haut parce qu’elle n’avait jamais évolué au sein des équipes canadiennes U-17 et U-20 ni même avec les équipes du Québec.

«L’embauche de Bev a été une bonne chose pour moi, a souligné Viens. Elle est arrivée avec une feuille blanche et elle a apporté un vent nouveau. J’ai rapidement senti sa confiance.»

La seule Québécoise

Viens disputera un dernier match, demain à Seattle, avant de rejoindre l’équipe nationale pour le camp final de préparation à Los Angeles avant de s’envoler pour Tokyo.

«Mon rôle n’est pas encore arrêté, mais nous allons jouer tous les trois jours avec de nombreux déplacements. Il y aura beaucoup de changements au sein de l’effectif.»

Viens est la seule Québécoise retenue. Son amie Gabrielle Carle qui l’a aidée dans son adaptation à son premier camp fait partie des réservistes pour une deuxième olympiade consécutive.

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