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Un Québécois remercié par les Marlins

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2020-12-10T18:30:22Z

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La pandémie de COVID-19 a fait une autre victime dans le sport professionnel: le Québécois Pierre Arsenault a récemment perdu son emploi de recruteur chez les Marlins de Miami. Après avoir entamé sa prolifique carrière dans le baseball majeur dans l'organisation des Expos de Montréal, Arsenault était pourtant associé aux Marlins depuis 19 ans.

«Comme on me l’a expliqué, il y a eu des coupes budgétaires à cause de la COVID-19, a-t-il indiqué jeudi dans une généreuse entrevue téléphonique. C’est une situation difficile. La pandémie ne m’a pas aidé. Maintenant, je laisse la poussière retomber un peu.»

Évidemment déçu de la tournure des événements, Arsenault sourit néanmoins en se remémorant toutes ces années passées dans les sphères du baseball majeur. L’homme de 57 ans se souvient notamment de ses débuts avec les Expos quand on l’avait d’abord invité à lancer une pratique au bâton, en 1987.

«C’était Hubie Brooks, le premier frappeur à se présenter, et il se remettait d’une blessure à un poignet, a détaillé Arsenault avec nostalgie. Disons que j’avais fait attention pour ne pas l’atteindre.»

Gagnant de la Série mondiale

Ayant obtenu la confiance du gérant Buck Rodgers, Arsenault s’est rapidement imposé comme receveur et responsable dans l’enclos de relève pour les Expos, puis au terme de la saison 2002, il a fait le saut chez les Marlins dans un rôle similaire.

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«Au point de vue professionnel, le fait saillant de ma carrière est évidemment d’avoir remporté la Série mondiale avec les Marlins en 2003, a convenu l’homme originaire de l’arrondissement de Saint-Laurent. Mais j’aurais adoré vivre ça avec les Expos. Malheureusement, il y a eu la grève en 1994... Je suis chanceux et pas chanceux en même temps. Dans ma carrière d’instructeur, j’ai participé une seule fois aux séries, mais on a gagné. En plus, on avait remporté le dernier match au vieux Yankee Stadium.»

Arsenault était alors devenu, comme responsable de l’enclos de relève, le premier Québécois en uniforme à gagner la Série mondiale. Depuis, le lanceur Éric Gagné l’a emporté à son tour, comme joueur, avec les Red Sox de Boston, en 2007.

Passer du temps à Montréal

Au cours des dernières années, Arsenault comblait un poste de recruteur chez les Marlins. Encore en septembre dernier, il avait été mis à contribution pour compléter la transaction ayant envoyé Jonathan Villar aux Blue Jays de Toronto en retour de l’espoir Geoff Conine.

«Si le fils a juste la moitié de l’intensité de son père, il va avoir une belle carrière», a glissé Arsenault à ce sujet, rappelant l’ancien joueur Jeff Conine, qui était d’ailleurs membre des Marlins lors de la conquête de 2003.

Son rôle dans cette transaction compte malheureusement parmi les derniers impacts du long séjour d’Arsenault chez les Marlins.

«Avec la pandémie, on travaillait à distance et j’ai bien aimé passer du temps dans la région de Montréal, l’été dernier. Ça faisait des années que je n’avais pas vécu ça», a reconnu celui qui en a profité pour entraîner Lucas, le plus jeune de ses deux fils, avec son équipe pee-wee AA des Tigers de Lac Saint-Louis.

Rêver au retour des Expos

En songeant maintenant à son avenir, le Québécois ne peut s’empêcher de rêver à un retour du baseball majeur à Montréal.

«C’est sûr et certain que j’aimerais finir ma carrière avec un club à Montréal, a-t-il confié. C’est quelque chose qui m’intéresse. J’y crois au retour des Expos, plus je regarde le projet, plus j’y crois. J’ai confiance au groupe d’investisseurs, que ce soit pour une garde partagée ou un club à temps plein. Comme partisan, c’est sûr que j’aimerais que Montréal ait un club à temps plein et je pense que ce serait viable. Dans mon cas, j’estime avoir une expérience que peu de personnes ont et je pourrais certainement aider l’équipe. Le plus important: j’ai encore la passion du baseball.»

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