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Un nom à retenir: un phénomène australien écrit deux pages d’histoire à la Coupe du monde de soccer de la FIFA

Nestory Irankunda a inscrit le premier but de l'Australie face à la Turquie samedi, au BC Place de Vancouver, lors du premier match de son pays à la Coupe du monde de soccer de la FIFA.
Nestory Irankunda a inscrit le premier but de l'Australie face à la Turquie samedi, au BC Place de Vancouver, lors du premier match de son pays à la Coupe du monde de soccer de la FIFA. Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-06-14T08:43:09Z

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VANCOUVER | À seulement 20 ans, la nouvelle étoile australienne née dans un camp de réfugiés a écrit son nom dans le livre de la Coupe du monde de soccer deux fois plus tôt qu’une.

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Après avoir été le plus jeune Australien nommé sur le onze partant du pays au Mondial, Nestory Irankunda est maintenant le plus jeune marqueur de la « Socceroos » de cette compétition.

L’attaquant n’a pas perdu de temps, samedi soir à Vancouver, ouvrant le pointage à la 27e minute, en route vers un gain surprise de 2 à 0 sur la Turquie.

« Je n’aurais jamais pensé que mes débuts en Coupe du monde se passeraient ainsi. Je souhaitais un jour marquer au Mondial, mais c’est arriver très tôt », a commenté Irankunda, à l’aise devant les médias.

Il a admis que la nervosité l’avait envahi avant la rencontre.

« J’ai éprouvé de la difficulté à dormir après avoir appris que je serais titulaire au premier match de la Coupe du monde. J’étais effrayé, mais les entraîneurs m’ont aidé à me calmer, me conseillant de m’amuser. »

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Nestory Irankunda a glissé sur les genoux avant d'aller «boxer» le drapeau au coin du terrain, après avoir marqué.
Nestory Irankunda a glissé sur les genoux avant d'aller «boxer» le drapeau au coin du terrain, après avoir marqué. Photo Getty Images via AFP

De l’instinct

Après un arrêt spectaculaire d’une autre sensation australienne, le gardien Patrick Beach, Irankunda a été très rapide pour récupérer un ballon profond de Paul Okon-Engstler et se faufiler entre trois adversaires avant de déjouer Ugurcan Cakir d’un tir bas à sa droite.

« Pour être honnête, je n’avais aucun contrôle, l’instinct a pris le dessus. Mon corps a simplement fait ce qu’il sait faire », a ajouté l’athlète de 5 pi et 5 po.

Irankunda a eu d’autres chances d’enfiler l’aiguille, avant de sortir du terrain à l’heure de jeu, sous les applaudissements de nombreux « Aussies » ayant refroidi les ardeurs des partisans turcs, majoritaires parmi les 52 497 spectateurs au BC Place.

Le jeune phénomène était donc sur les lignes de côté pour assister au but de Connor Metcalfe à la 75e minute.

Nestory Irankunda a été félicité par ses coéquipiers.
Nestory Irankunda a été félicité par ses coéquipiers. Photo Getty Images via AFP

Pour fuir le Burundi

L’histoire d’Irankunda n’est pas banale. Tout comme son coéquipier de 22 ans Mahamed Touré, il est né dans un camp de réfugiés africains. Les deux ont ensuite grandi près d’Adélaïde.

Le joyau du club de Watford, en Angleterre, a vu le jour en Tanzanie de parents ayant fui le Burundi.

Vingt ans plus tard, il a aidé l’Australie a remporté un premier match d’ouverture au Mondial depuis 2006, de surcroît contre la Turquie, classée 22e à la FIFA, cinq rangs devant l’Australie.

« On veut montrer à la planète qu’on peut accomplir quelque chose de spécial. Plusieurs personnes doutent de nous, mais on croit en nous », a assuré Irankunda.

Les Australiens seront aussi négligés face aux Américains, vendredi à Seattle.

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