Un héros australien qui sort de nulle part surprend la Turquie à la Coupe du monde de soccer


Mylène Richard
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VANCOUVER | Patrick Beach n’a pas qu’un nom parfait pour devenir une vedette australienne, le jeune gardien a aussi prouvé que son entraîneur a eu raison de lui faire confiance malgré son manque d’expérience.
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Beach a été extraordinaire en repoussant les huit tirs cadrés – sur un total de 30 tentatives - de la Turquie pour permettre aux siens de l’emporter 2 à 0, samedi, à Vancouver.
« Les gars ont été incroyables en défense devant moi », a simplement remercié Beach.
Le cerbère de 22 ans en était seulement à sa troisième sélection avec l’équipe nationale. Et les deux premières fois, c’était lors de matchs amicaux. Même si ça comptait pour vrai samedi, le coach Tony Popovic, qui a déjà joué pour la « Socceroos » au Mondial, a choisi de l’envoyer de la mêlée.
« C’est un rêve qui se réalise. Enfant, tu veux représenter ton pays sur la plus grande scène. En plus, on a gagné contre une excellente formation. Je ne pouvais pas demander mieux », a dit Beach.

Donner le ton
Il a résisté devant des Turcs dominants et insistants, de retour à la Coupe du monde après une absence de 24 ans. Beach a notamment brillé face à une dangereuse frappe d’Arda Güler, quelques instants avant que le jeune phénomène Nestory Irankunda ne donne les devants à l’Australie.
« C’était fou de voir les spectateurs en jaune se lever. Je vais me souvenir de ce moment toute ma vie », a souligné le gardien de Melbourne City dans la meilleure ligue australienne.
« Patrick travaille tellement fort, a observé Irankunda. Peu de gens prédisaient qu’il allait être partant. Il a montré au monde entier de quel bois il se chauffait. Il nous a gardés dans le match avec plusieurs arrêts extraordinaires. »