Un moment inoubliable avec Bob Gainey
TVA Sports
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Notre nouveau collaborateur hockey, l’ancien des Canadiens Maxim Lapierre, est heureux de rentrer chez lui, au Québec, après avoir terminé sa carrière de hockeyeur professionnel en Allemagne.
Et ce retour chez lui, avec sa famille, se fait dans un formidable contexte alors qu’il saute immédiatement à pieds joints dans une nouvelle aventure à TVA Sports.
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Lapierre aura l’occasion de faire ce qu’il aime le plus, outre jouer au hockey : en parler. Il pourra le faire auprès des siens, en s’adressant à ses compatriotes et en parlant beaucoup, évidemment, de l’équipe de son cœur, le CH.
Et il n’est pas à court d’anecdotes au sujet de son passage au sein du club le plus titré de l’histoire du hockey. À «Dave Morissette en direct», jeudi soir, il a révélé que le moment qui l’a le plus marqué durant ses années à Montréal est une rencontre avec le directeur général de l’équipe à l’époque, Bob Gainey, alors qu’il effectuait un séjour dans la Ligue américaine.
«On était à Toronto, je crois, s’est-il souvenu. Il m'a appelé dans sa chambre d'hôtel. Il me parlait, on était très, très proches. Nos genoux se touchaient quasiment. Et il m'a dit "est-ce que t'es prêt à t'en venir pour de bon?". Il m'avait donné un petit papier et m'avait dit "fais ça, et tu vas avoir une longue carrière dans la Ligue nationale". Ça a été le plus beau moment de ma carrière, parce que je savais que j'allais avoir une vraie chance dans la LNH.»
Une vraie chance, surtout, avec l’équipe de son enfance. Pour un hockeyeur d’ici, revêtir l’uniforme bleu, blanc et rouge est, dans la plupart des cas, le rêve ultime. Lapierre, lui, sentait le poids de la tradition et de tout ce qui s’était passé avant son arrivée. Et ça l’inspirait.
«À chaque match que je jouais avec le Canadien, avant d'embarquer sur la glace, je regardais la photo de Maurice Richard et je disais, dans ma tête, "merci pour tout ce que tu as fait pour les Québécois, de nous avoir ouvert les portes", a-t-il raconté. Je te jure que je me disais ça avant chaque match. Je pensais à quel point c'est important, le logo du Canadien. Je suis tellement chanceux.»
L’autre grande chance qu’il a eue, c’est d’avoir été apprécié du public. Il est d’ailleurs franchement étonné de voir à quel point il n’a pas été oublié, même s’il a quitté Montréal il y a dix ans.
«Je n'en reviens pas, a-t-il admis. Quand j'ai embarqué sur la glace pour la première fois au Centre Bell, les premiers moments, le premier but, tout ça, j'en revenais pas, comme joueur, de voir à quel point les gens me supportaient. Je ne pensais jamais que ça allait continuer après ma carrière, le jour où j'allais revenir au Québec.»
D’ailleurs, c’est pour le plaisir de communiquer avec les amateurs de hockey d’ici qu’il a lancé le populaire podcast «La Poche bleue» avec son ancien coéquipier Guillaume Latendresse, il y a quelques mois. Il a vraiment constaté qu’en fait, avec le public, rien n’avait changé.
«On dirait que j'ai pesé sur pause, a-t-il illustré. Ça a arrêté le jour où j'ai été échangé, et là je reviens, et j'ai encore 25 ans. Je me sens comme ça!»
Voyez la première partie de l’entrevue en vidéo principale.
La seconde est ci-dessous :