Des responsables israéliens, issus du gouvernement et de l’opposition, ont critiqué lundi l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, affirmant qu’il ne répondait pas aux impératifs de sécurité d’Israël.
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« L’accord de Trump ne nous engage pas (...) nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité », a affirmé le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur sa chaîne Telegram.
« Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en deçà du démantèlement du (mouvement islamiste libanais) Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d’un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban) », a-t-il ajouté.
Dans l’opposition, les critiques ont également fusé contre cet accord. L’ancien premier ministre Naftali Bennett, principal rival de M. Nétanyahou pour le prochain scrutin, a estimé que l’accord constituait un « tournant dangereux pour la sécurité d’Israël », promettant que « seule une nouvelle direction pourra y remédier ».
Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, a lui affirmé que c’était « une mauvaise matinée pour Israël ».
« Ce matin, les citoyens israéliens se réveillent en découvrant un accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, négocié au-dessus de la tête d’Israël, sans son consentement ni sa participation », affirme M. Golan, selon un communiqué de son bureau.
Si aucun des ministres du Likoud, le parti du premier ministre Nétanyahou, n’a exprimé de critiques directes contre l’accord et alors que M. Nétanyahou lui-même n’avait pas communiqué sur l’annonce de l’accord, les ministres d’extrême droite ont fustigé l’accord.
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Le ministre des Finances Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite, a affirmé que « l’accord avec l’Iran est mauvais pour Israël ».
« La campagne conjointe (États-Unis–Israël) a remporté de nombreux succès dans l’affaiblissement de l’Iran, et ces acquis n’ont pas été vains », a déclaré M. Smotrich sur sa chaîne Telegram.
« Nous devrons poursuivre nous-mêmes la campagne visant à faire tomber le régime, en utilisant des moyens créatifs, et veiller à ce que l’Iran n’acquière jamais l’arme nucléaire », a-t-il ajouté, appelant à renforcer la campagne militaire au Liban.
« C’est au Liban que nous serons jugés. C’est notre guerre, ce sont nos soldats, et il en va de la sécurité immédiate de nos habitants du nord », a-t-il poursuivi.
Israël ne retirera pas ses troupes du Liban, de Syrie et de Gaza
Israël maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée, a affirmé le ministre israélien de la Défense.
« Le premier ministre Benjamin Nétanyahou et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée, afin de protéger la frontière et les communautés israéliennes contre des éléments jihadistes », a déclaré Israël Katz dans un communiqué qui ne fait aucune référence à l’accord américano-iranien.
« Le contrôle du territoire et le maintien des zones de sécurité figurent parmi les plus grandes réussites de l’armée israélienne (...) c’est pourquoi nous nous opposons à un retrait de l’armée du Liban, malgré toutes les pressions existantes et celles à venir », a déclaré M. Katz, ajoutant que M. Nétanyahou en avait informé le président américain Donald Trump.
M. Katz a également mis en garde l’Iran, affirmant qu’Israël riposterait avec « toute sa force » si la République islamique l’attaquait en réponse à ses opérations militaires au Liban.