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Conflit au Moyen-Orient: un accord avec l'Iran sera signé «dans quelques heures», affirme Trump

2026-06-14T13:56:06Z
2026-06-14T16:58:21Z

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Donald Trump a affirmé dimanche que l’accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé « dans quelques heures », après que le processus a été retardé selon lui par l’attaque d’Israël sur Beyrouth, dénoncée par Téhéran.

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L’Iran n’a pas confirmé à ce stade.

Sa plus haute instance de sécurité, le Conseil suprême de sécurité nationale, a toutefois averti sur X d’une réponse « imminente » au raid israélien, malgré un appel du président américain à la cessation de toute attaque.

Dans la foulée, les vols en partance d’aéroports de l’ouest de l’Iran ont été annulés, selon la télévision iranienne.

Le raid israélien a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, et « a tout chamboulé », a déclaré le président américain au site Axios.

« Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C’est désormais prévu dans quelques heures », a-t-il assuré.

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Donald Trump avait estimé plus tôt sur son réseau Truth Social que l’attaque israélienne « n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier » - qui marque aussi son 80e anniversaire.

« Nous sommes très proches d’un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban », avait-il ajouté, appelant l’ensemble des acteurs à cesser les attaques. « Ne gâchons pas tout ! »

« J’étais furieux », a-t-il ensuite confié à Axios, affirmant avoir réprimandé le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou : « Il n’a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir. »

Donald Trump a regretté dimanche les frappes israéliennes sur Beyrouth, une attaque remettant en cause selon l'Iran les négociations pour un accord de paix régionale, dont la signature dans la journée, annoncée par le président américain, apparaît désormais compromise.
Donald Trump a regretté dimanche les frappes israéliennes sur Beyrouth, une attaque remettant en cause selon l'Iran les négociations pour un accord de paix régionale, dont la signature dans la journée, annoncée par le président américain, apparaît désormais compromise. Capture d'écran tiré du compte Truth Social du président américain Donald Trump

Les médiateurs qataris à Téhéran

Le chef de l’ONU, Antonio Guterres, a lui aussi condamné les frappes israéliennes, exhortant « toutes les parties » à « un maximum de retenue en ce moment crucial ».

Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah sur son territoire.

L’Iran avait prévenu Israël que viser la capitale libanaise constituait une ligne rouge. Son principal négociateur, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reproché aux Américains de n’avoir « soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit pas la capacité de le faire ».

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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a toutefois assuré que le Conseil suprême soutenait la « voie du dialogue » avec les États-Unis.

Citant une source proche des négociateurs avant la publication d’Axios, l’agence de presse Fars, réputée proche des conservateurs, avait de son côté exclu une signature « dans le délai annoncé par Trump ».

Les informations divergent également sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés.

Un diplomate au fait des discussions a indiqué dimanche soir à l’AFP que les médiateurs qataris se trouvaient « toujours à Téhéran pour veiller à ce que les pourparlers restent sur la bonne voie ».

Donald Trump a déjà annoncé de nombreuses fois un accord imminent, sans effet.

Sous pression dans son pays pour sortir d’un conflit impopulaire, qui a aussi ébranlé l’économie mondiale, il sera confronté dans les jours à venir aux dirigeants des grandes puissances lors du sommet du G7 en France.

Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, Washington et Téhéran cherchent un accord mais les négociations ont buté sur de nombreux points : programme nucléaire iranien, contrôle du détroit d’Ormuz, crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures, levée des sanctions visant Téhéran ou encore inclusion du Liban.

« Récupérer la poussière nucléaire »

Selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le texte discuté prévoit la levée du blocus américain des ports iraniens et une nouvelle gestion du détroit d’Ormuz, contrôlé par Téhéran depuis le début de la guerre.

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« Le détroit d’Ormuz va rouvrir très bientôt », a dit dimanche Donald Trump sur Truth Social.

L’agence de presse iranienne Mehr avait publié vendredi un texte présenté comme une ébauche de protocole en 14 points, comprenant le droit à l’enrichissement d’uranium et le déblocage rapide de 24 milliards de dollars de fonds iraniens gelés à l’étranger, demande clé de l’Iran asphyxié par les sanctions.

Donald Trump avait affirmé samedi que les Iraniens, qui démentent vouloir se doter de l’arme atomique comme les en accusent les États-Unis et Israël, « ne veulent plus d’arme nucléaire ».

Les États-Unis iront « quand tout sera calme (...) récupérer la poussière nucléaire » afin de la diluer et la détruire « en Iran ou aux États-Unis », avait-il ajouté.

Concernant le Liban, Washington a confirmé qu’il serait finalement bien inclus dans l’accord en discussion, comme réclamé par Téhéran.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l’Iran. Depuis, Israël pilonne son voisin, disant vouloir « éliminer » le mouvement chiite, qui cible, lui, ses positions et son territoire.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 3700 morts depuis début mars, selon Beyrouth.

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