Tous les résultats
Publicité

Réinventer son emploi: un mécanicien auto devient vitrier

Maxime Pelletier, un travailleur de la construction, vitrier et surtout heureux de son travail.
Maxime Pelletier, un travailleur de la construction, vitrier et surtout heureux de son travail. Photo Martin Alarie
Photo portrait de Francis Halin

Francis Halin

2021-02-06T05:00:00Z

Partager

Un mécanicien automobile a tourné le dos à sa carrière de garagiste pour aller installer des vitres sur les plus hauts gratte-ciel à près de 42 $ l’heure.

« J’étais mécanicien automobile. Je ne voyais pas de possibilités d’avancement avec un meilleur salaire, alors lorsque j’ai vu qu’il manquait de monde en construction, je suis allé faire le cours », lance Maxime Pelletier, un vitrier membre du local 135 de la FTQ Construction.

Après trois années dans un garage, Maxime Pelletier trouvait que ses chances d’améliorer sa santé financière étaient minces. Un jour, le fils d’un ami de son père lui a dit que l’industrie de la construction manquait de bras.

Même s’il avait déjà un diplôme d’études professionnelles (DEP) en mécanique, il s’est par la suite inscrit à une formation de 1350 heures au métier de vitrier, « relativement facile pour quelqu’un qui est manuel ».

Il en redemande !

Au bout de quelques mois, le mariage s’est consommé. Maxime a commencé à travailler sur divers chantiers de construction et s’est mis à aimer tellement son nouveau boulot qu’il se surprend aujourd’hui à en redemander.

« J’adore travailler à l’extérieur. Mon dada, c’est d’aller le plus haut possible. Ça me rend fou. J’adore ça. Si on me propose un 50 étages ou un 30 étages, je vais prendre le 50, dans la nacelle, dehors, sans hésiter », poursuit-il.

Publicité

Alors que les apprentis gagnent entre 22 $ et 35 $ l’heure, les compagnons peuvent aller chercher entre 36 $ et plus de 40 $ l’heure, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ).

Au Québec, plus de 93 % des vitriers travaillent dans l’institutionnel et le commercial, 6 % dans le résidentiel et 1 % dans l’industriel, selon la CCQ.

Grandes tours

Ce mois-ci, Maxime travaille sur le chantier d’Édyfic, à l’angle des rues Peel et Wellington, en plein cœur du centre-ville de Montréal.

Chaque matin, il fait une heure de route en partant de Sainte-Sophie, dans les Laurentides, pour aller bâtir les plus hautes tours qui percent le ciel.

Du haut des immeubles, dans sa nacelle, il pense souvent à son ancienne carrière, mais ne regrette pas d’avoir fait le saut dans le vide.

D’autant plus qu’avec la forte demande pour des bâtiments comportant de la vitrerie, Maxime est assuré d’avoir du travail pour des années encore.

« On va se le dire : il y a de plus en plus de vitres sur les bâtiments, alors on n’a pas un métier qui risque de manquer d’ouvrage. Mettons qu’il va y en avoir pas mal partout », laisse-t-il tomber avant de regagner le sommet.

Publicité
Publicité

Sur le même sujet