Un Grand Prix du Canada difficile pour Lance Stroll à bord de son Aston Martin
Le pilote québécois termine de justesse au 9e rang


François-David Rouleau
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Pendant que Fernando Alonso roulait parmi les meilleurs du peloton durant tout le week-end du Grand Prix du Canada, Lance Stroll a accumulé les gaffes et les erreurs de stratégie au fil de ses malchances.
De justesse, le pilote québécois de 24 ans a réussi à se faufiler au neuvième rang, à une centaine de mètres du fil d’arrivée, grâce à un dépassement sur Valtteri Bottas. Il a ainsi pu récolter deux petits points au classement.
«Dans les circonstances, c’est mieux que rien. Par contre, ce fut tout de même un week-end difficile», a signifié celui qui s’était élancé de la 16e position sur la grille de départ en raison d’une pénalité en qualifications lui coûtant trois places.
Récapitulons ce week-end ardu.

Sous la pluie lors des qualifications, samedi, l’équipe de Stroll a opté pour la mauvaise stratégie pneumatique. Et au volant de sa bagnole en deuxième portion des qualifications (Q2), le pilote en a perdu la maîtrise en évitant miraculeusement les murets de béton.
Après sa frayeur, il n’a réalisé que le 13e chrono. Mais pour avoir gêné Esteban Ocon, les commissaires de la Fédération internationale de l’automobile l’ont frappé d’une pénalité en soirée.
Deux arrêts hâtifs
Bref, Stroll a gagné deux places au premier tour du Grand Prix, mais il a ensuite reculé au tableau après son deuxième arrêt aux puits au 26e tour. Il était alors au 19e et avant-dernier rang.
«On n’a pas joué de chance avec la première voiture de sécurité. Nous avions arrêté tout juste un tour avant. On a alors perdu plusieurs positions. Et ensuite, on a joué aussi de malchance lors de la deuxième sortie de la voiture de sécurité. C’est tout de même bon d’amasser quelques points au final», a relaté le pilote, qui égale sa meilleure performance au Canada.
À la traîne
Mais à voir tourner son coéquipier Alonso, qui a grimpé une sixième fois sur le podium cette saison, il serait grand temps que le jeune pilote roule constamment parmi les meneurs avec une voiture compétitive. À l’aube du week-end de course, son directeur d’équipe, Mike Krack, avait dit vouloir constater une constante progression en modérant les attentes envers lui.
«J’ai hâte de pouvoir le rejoindre et avoir la chance de grimper sur le podium. Fernando est rapide et confiant dans la voiture. Il se sent bien et fait un superbe travail, a indiqué Stroll.
«Je suis content pour lui et l’équipe. Il mérite de monter sur le podium», a-t-il ajouté.

104e podium
Avec sa deuxième position, l’Espagnol de 41 ans compte maintenant 104 podiums en carrière.
«Je suis très satisfait de cette course, car elle fut difficile dès le début, a signalé celui qui a connu un lent départ en perdant une place aux mains de Lewis Hamilton. J’ai pris ma cadence ensuite et poussé la voiture à ses limites.
«Et en roulant entre Max [Verstappen] et Lewis, on ne peut pas faire d’erreur, a-t-il ajouté. Ce fut une intense et respectueuse bataille.»

Le double champion du monde, en 2005 et en 2006, accuse maintenant neuf points de retard sur la Red Bull du Mexicain Sergio Pérez. En possession de ses moyens, il croit d’ailleurs être en mesure de le devancer dès le prochain Grand Prix, en Autriche, dans deux semaines.