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Un ex-militaire anciennement proche de Trump affirme qu’il est «fasciste», alors que les républicains évoquent «l’ennemi intérieur»

Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-10-23T16:54:03Z

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Le général retraité des Marines et ancien chef de cabinet de Donald Trump, John Kelly, fait une entrée remarquée dans la course présidentielle. Il affirme que le candidat républicain peut être qualifié de fasciste, notamment en raison de son admiration pour Hitler.

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Dans une série d’entrevues à divers médias, John Kelly a lancé plusieurs avertissements sur le penchant autoritaire de Donald Trump, à moins de deux semaines de l’élection présidentielle du 5 novembre.

Celui qui a été chef de cabinet de Donald Trump entre 2017 et 2019 a déclaré au New York Times que l’ancien président «préférait certainement l’approche dictatoriale du gouvernement».

Lorsque le quotidien lui a demandé s’il croit que son ancien patron est fasciste, l’ancien conseiller a commencé par lire une définition du fascisme trouvée en ligne.

«Il s'agit d'une idéologie et d'un mouvement politique autoritaire et ultranationaliste d'extrême droite, caractérisés par un dirigeant dictatorial, une autocratie centralisée, le militarisme, la suppression forcée de l'opposition et la croyance en une hiérarchie sociale naturelle», a récité M. Kelly.

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«D'après mon expérience, c'est certainement le genre de choses qui, selon lui, fonctionnerait le mieux pour diriger l'Amérique», a confirmé l’ancien militaire.

M. Kelly a également affirmé au média The Atlantic que Trump lui a déjà dit qu'il souhaitait que son personnel militaire lui montre le même respect que les généraux nazis avaient envers Adolf Hitler pendant la Deuxième Guerre mondiale.

La campagne de Donald Trump a démenti cet échange.

«C'est absolument faux. Le président Trump n'a jamais dit cela», soutient Alex Pfeiffer, l’un des conseillers de campagne du républicain.

«L’ennemi intérieur», le cheval de bataille des républicains

Les déclarations de John Kelly surviennent alors que Donald Trump multiplie les discours et les entrevues dans lesquels il laisse entendre qu’il pourrait se servir de l'armée contre ses rivaux politiques, qu'il qualifie d'«ennemis intérieurs».

Parallèlement, le milliardaire prépare la table à une éventuelle défaite en soulevant des doutes sur l’intégrité de l’élection à venir.

Son discours résonne au sein du Parti républicain.

Plus de la moitié des candidats travaillent de concert avec leur chef pour miner la confiance du public envers le système électoral américain, selon une analyse publiée par le Washington Post, mercredi.

Entre le 9 novembre 2022 et le 11 octobre dernier, au moins 236 candidats républicains ont publié ou amplifié des mensonges ou des informations erronées sur de supposées fraudes électorales.

120 candidats ont accusé les démocrates d'essayer d'influencer l'élection et de vouloir se servir des démêlés judiciaires de Donald Trump pour l’empêcher de se présenter. 

153 républicains ont également prétendu que les démocrates travaillent à inscrire des non-citoyens à des listes électorales.

Plus de 50 d’entre-deux ont finalement comparé la nomination de la vice-présidente Kamala Harris à un «coup d'État».

− Avec les informations de CNN et du Washington Post

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