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Mensonges, argent, désinformation: Elon Musk met le paquet pour faire élire Donald Trump

Donald Trump et Elon Musk lors d'un rassemblement en Pennsylvanie.
Donald Trump et Elon Musk lors d'un rassemblement en Pennsylvanie. AFP
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2024-10-18T19:38:53Z
2024-10-19T13:20:22Z

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Investissements monstres, rassemblements réservés aux partisans proarmes, désinformation: le milliardaire Elon Musk met le paquet pour que Donald Trump retourne à la Maison-Blanche. On vous explique comment il s’y prend.

L’appui d’Elon Musk à Donald Trump a pris son envol médiatique le 5 octobre dernier, quand le patron de Tesla a fait une apparition surprise lors d’un rassemblement de campagne du candidat républicain en Pennsylvanie.

AFP
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«Il a sauté sur scène. Il a rebondi. Il a sauté comme un enfant en bas âge qui s'est levé bien après l'heure du coucher», a commenté le journaliste du New York Times, Jacob Gallagher, qui a comparé l’entrée de Musk à celle d’un lutteur.

Les vidéos de l’événement se sont rependues comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes faisant part de leur malaise.

#DarkMAGA ou sévir contre les dissidents de Trump

Pendant ce rassemblement, Elon Musk ne s’est pas contenté de sauter, les bras en l’air. Coiffé d’une casquette MAGA noire, il a aussi pris la parole.

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«Comme vous pouvez voir, je ne suis pas juste MAGA, je suis dark MAGA», a-t-il lancé, avant de rappeler l’importance de l’élection de novembre pour l’avenir des États-Unis.

Elon Musk n’est pas le premier à se revendiquer un «Dark MAGA». Déjà en 2022, le mot-clic #DarkMAGA circulait sur les réseaux sociaux, selon le Global Network for Extremism and Technology. Il représente une idéologie d’extrême droite née du désir d’orchestrer une vengeance sévère à l'encontre des détracteurs de Donald Trump.

Sur les réseaux sociaux, les publications qui y font référence incluent souvent des images nazies, des références aux théories du complot colportées par les croyants de QAnon et des photos de Donald Trump.

Deepfakes, mensonges et désinformation sur X

Après le passage des ouragans Helene et Milton en Floride dans les dernières semaines, Musk a accusé l'Agence fédérale de gestion des urgences de bloquer «activement » l’aide aux victimes. L’homme d’affaires prétendait que l'organisation utilisait plutôt les dons recueillis pour renflouer ses coffres. Il a aussi affirmé que les secouristes évitaient de prêter main-forte aux habitants des circonscriptions historiquement associées au Parti républicain.

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À la fin du mois de septembre, une fausse rumeur prétendait qu’une bombe avait été découverte à proximité d’un rassemblement de Donald Trump. Elon Musk a contribué à faire grossir l’affaire en relayant la fausse nouvelle à ses quelque 200 millions d'abonnés sur X, le réseau social dont il est le propriétaire.

Ce n’est d'ailleurs qu’un des nombreux mensonges qu’il a partagés. 

Parmi les 171 publications qu’il a faites sur son compte X entre le 16 et le 20 septembre, près du tiers étaient fausses, trompeuses ou manquaient d'un contexte essentiel, selon une analyse du New York Times.

Il s'agissait principalement de mensonges visant Kamala Harris. Par exemple, Il a accusé à tort la vice-présidente et son équipe de vouloir «ouvrir la frontière» pour gagner les votes des immigrants clandestins.

Ses messages ont été vus plus de 800 millions de fois sur X pendant cette période de cinq jours.

Des investissements de 75 M$

Elon Musk a offert 15 millions$ en juillet, 30 millions$ en août et 30 millions$ en septembre à «America PAC», son organisation politique qui fait activement campagne pour Donald Trump, selon les données de la Commission électorale américaine (FEC) publiées mardi.

Des rassemblements proarmes en soutien à Trump

Le premier rassemblement officiel en faveur de Donald Trump organisé par Elon Musk s’est déroulé le 17 octobre dernier, en Pennsylvanie, l’État le plus convoité en vue de l’élection présidentielle du 5 novembre.

Contrairement à la majorité des rassemblements politiques, les participants devaient répondre à des critères stricts. Par exemple, être inscrit sur la liste électorale de cet État et avoir signé une pétition en faveur du premier et du deuxième amendement de la Constitution américaine.

Ces deux amendements garantissent la liberté d’expression, de religion et de la presse, ainsi que le droit au port d’armes.

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