Des heures passées avec Julien BriseBois: un cadeau du ciel pour un étudiant en droit de l’Université de Montréal


Benoît Rioux
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Le Québécois Julien BriseBois a profité du passage du Lightning de Tampa Bay dans la métropole, plus tôt cette semaine, pour passer une bonne partie de sa journée avec un étudiant en droit de l’Université de Montréal.
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Un dîner s’est d’abord étiré pendant quatre heures dans un petit restaurant situé tout près de l’hôtel Ritz-Carlton, puis Jordan Rancourt, 23 ans, a pu accompagner le directeur général du Lightning, mardi soir, pour le match présenté au Centre Bell.
«C’était un peu bizarre parce que je me revoyais en lui, un étudiant en droit avec une passion pour le sport, a commenté BriseBois, lors d’une entrevue avec Le Journal. Il m’a vraiment donné l’impression d’avoir un bel avenir devant lui.»
«En tête à tête»
En plus de son poste de DG du Lightning, le Québécois est membre du groupe de gestion de l’équipe canadienne en vue de la prochaine Confrontation des 4 Nations. BriseBois est un homme occupé, mais jamais assez pour ne pas remplir ses engagements auprès de son alma mater.
Cette rencontre avec l’étudiant en question se tenait donc dans le cadre d’une journée «En tête à tête», pour laquelle la candidature de Rancourt a été retenue par l’Université de Montréal.
«Une rencontre parfaite avec la personne parfaite, a résumé l’étudiant, visiblement comblé. Mes attentes étaient élevées et elles ont été largement dépassées.»
«J’ai deux pages complètes de notes sur les conseils qu’il m’a donnés, mais je retiens d’abord, au niveau personnel, l’importance d’être une bonne personne et de bien se comporter, d’ajouter Rancourt. Pour le côté professionnel, monsieur BriseBois m’a rappelé l’importance de me trouver une manière de me distinguer, en me dépassant constamment et en ayant une bonne éthique de travail.»
Un rêve alimenté
À n’en point douter, Rancourt a alimenté son rêve d’œuvrer à son tour, un jour, dans la Ligue nationale de hockey. Une étape à la fois pour le jeune homme qui, après l’obtention de son baccalauréat à l’Université de Montréal, compte d’abord passer par l'École du Barreau et ajouter une maîtrise en fiscalité. Chose certaine, son intérêt pour le hockey n’est jamais très loin dans sa tête.
«Je crois que monsieur BriseBois fait partie des modèles à suivre et Kent Hughes, comme directeur général du Canadien, en est un autre qui a complété des études en droit, à Boston College, avant d’en arriver là», a fait valoir Rancourt.
«C’est une carrière que j’aimerais suivre, d’ajouter l’étudiant, avec humilité. Monsieur BriseBois est un beau modèle pour un jeune comme moi.»
En plus de ses exigeantes études et de ses premiers pas au cabinet d’avocats McCarthy Tétrault, Rancourt trouve encore le temps de s’impliquer parmi les entraîneurs d’une équipe de hockey scolaire au Collège Jean-de-Brébeuf. L’étudiant originaire de Tremblant a lui-même connu un intéressant parcours au hockey, évoluant jusqu’au niveau junior AAA, avec les Panthères de Saint-Jérôme. Il a aussi remporté plus souvent qu’à son tour, durant ses années dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire au Québec, le prix Mathieu Darche, une distinction soulignant sa persévérance et son excellence académique et sportive.
Pour «bâtir un monde meilleur»
Au-delà du rôle de mentorat accompli en participant à une journée comme celle de mardi, Julien BriseBois se dresse comme un grand ambassadeur pour l’Université de Montréal. Pour cause, il a d’ailleurs effectué un don de 500 000 $, en février 2024, lors du lancement de la grande campagne «L'heure est brave», l'offensive philanthropique la plus ambitieuse de l’histoire de l’institution avec un objectif de 1 milliard de dollars.
Quelques années plus tôt, BriseBois avait également contribué financièrement pour aider l’équipe féminine de hockey de l’Université de Montréal.
«C’est certainement gratifiant pour moi de redonner à l’Université de Montréal, c’est un exemple qu’on voit souvent aux États-Unis, indique le DG du Lightning. C’est dans la culture de redonner à son alma mater. Ça permet de bâtir un monde meilleur.»
