Un enseignant de la Beauce termine deuxième au Marathon de Montréal

Benoît Rioux
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Le Beauceron Simon Leblanc méritera sans doute un accueil triomphal lorsqu’il se présentera devant ses élèves de l’école primaire des Deux-Rives, à Saint-Georges. Un accueil qui lui ramènera les émotions vécues en traversant le fil d’arrivée en deuxième place, dimanche, lors du Marathon Beneva de Montréal.
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« C’est au-delà de mes attentes, je suis sur un nuage, de terminer en deuxième position, je ne pouvais pas espérer mieux », commentait l’enseignant originaire de Saint-Prosper, en Beauce.

Âgé de 32 ans, l’athlète avait du mal à retenir ses larmes en pensant aux gens de son village qui l’ont toujours soutenu dans sa carrière sportive.
« Les gens de la Beauce me valorisent beaucoup, je les salue parce que sans eux, je ne serais pas au niveau que je suis rendu », a estimé celui qui a complété les 42,195 kilomètres en 2 heures 23 min et 52 secondes.
Seul le Kenyan Felex Cheruiyot Rop (2:23,20) l’a devancé tandis que sa compatriote Monicah Cheruto (2:53,47) a enlevé les honneurs chez les dames.
Un 2e marathon seulement
Pour Leblanc, l’exploit n’est pas banal puisqu’il en était seulement à son deuxième marathon à vie, après celui d’Ottawa, en mai dernier. Il avait précédemment touché à l’athlétisme au niveau universitaire de même qu'au triathlon, entre autres.
En plus des gens de sa région natale, il a salué l’apport de sa colocataire Stéphanie Filion, qui a pour sa part couru le demi-marathon en 1 h 29 min 18 s, ce qui lui a valu la huitième place sur 3073 femmes sur cette distance.

« Stéphanie est une personne avec beaucoup d’entrain, elle a beaucoup de gaz, comme on pourrait dire, a qualifié Leblanc, qui partage sa vie entre la Beauce, la ville de Québec et le mont Sainte-Anne. Souvent, c’est elle qui va me botter le derrière en revenant du boulot pour que j’aille courir. Et avec elle, ce n’est jamais vraiment un entraînement léger. On ne peut pas partir et courir à 4 minutes 30 secondes du kilomètre, seulement pour s’amuser. C’est une coloc qui donne de l’énergie, et sa bonne humeur est contagieuse. »
Inspirer les jeunes
Leblanc souhaite maintenant que son résultat vienne inspirer les plus jeunes, dont ses élèves, lui qui enseigne l’anglais enrichi en sixième année. Il s’implique également au niveau de l’éducation physique et d’un club de course à pied.
« Le sport d’élite, ça peut finir par briser le corps, mais ça forge surtout le mental, a-t-il noté, avouant avoir couru en dépit de différentes blessures. Ça nous force à repousser nos propres limites. C’est ça que j’ai fait aujourd’hui [dimanche], mais c’est aussi ce qu’ont fait plusieurs personnes qui sont venues courir ici pendant le week-end, que ce soit au 5 km ou au 42 km. La personne qui a complété un 10 km pour la première fois est aussi hot que celui qui court le marathon. L’important est le dépassement de soi. »
Clin d'œil à Félix
À ce chapitre, on ne peut passer sous silence l’exploit de Félix Bégin-Hétu qui, samedi, a justement bouclé l’épreuve du 10 km. Portant le dossard 321, ce dernier a du même coup offert une leçon d’inclusion puisqu’il est atteint de trisomie 21.

« J’ai gagné ma course », avait fièrement lancé Bégin-Hétu après avoir couru pendant plus de 90 minutes aux côtés de son père Sylvain et de son grand frère Vincent.