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Atteint de trisomie, Félix a gagné sa course

Une leçon de dépassement de soi et d’inclusion signée Félix Bégin-Hétu

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2023-09-23T19:03:48Z

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Il s’agissait d’une course de 10 kilomètres, mais surtout d’une merveilleuse leçon de dépassement de soi et d’inclusion dans le cadre du Marathon Beneva de Montréal.

Atteint de la trisomie 21, Félix Bégin-Hétu semblait encore frais comme une rose au moment de rallier l’arrivée, samedi avant-midi aux abords du Stade olympique, malgré une grosse ampoule au pied droit.

« J’ai gagné ma course et ç’a été très facile », a fièrement lancé le coureur de 27 ans, qui portait le dossard 321, traditionnellement réservé à un athlète trisomique dans le monde de la course.

Accompagné de son père Sylvain et de son grand frère Vincent, le courageux Félix a couru pendant 1 h 33 min avant de pointer les deux bras au ciel. L’objectif fixé était de compléter l’épreuve en moins de 1 h 45 min. 

Félix Bégin-Hétu, atteint de trisomie, pose fièrement, entouré de son grand frère Vincent et de son père Sylvain Hétu après avoir complété l'épreuve du 10 km, présentée dans le cadre du Marathon Beneva de Montréal, le samedi 23 septembre 2023, aux abords du Stade olympique.
Félix Bégin-Hétu, atteint de trisomie, pose fièrement, entouré de son grand frère Vincent et de son père Sylvain Hétu après avoir complété l'épreuve du 10 km, présentée dans le cadre du Marathon Beneva de Montréal, le samedi 23 septembre 2023, aux abords du Stade olympique. Photo Benoît Rioux

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« On l’a fait en 12 minutes plus vite qu’on pensait, a confirmé le paternel. Ç’a super bien été. Nous sommes un peu surpris. »

« C’est impressionnant, a pour sa part qualifié son grand frère. Dans le fond, ce que je peux faire, Félix peut aussi le faire. Ça lui demande simplement un peu plus d’efforts. »

Les sceptiques confondus

C’est une fois la ligne d’arrivée traversée que Félix a commencé à ressentir une douleur au pied droit. En retirant un soulier et un bas, il a alors découvert une grosse ampoule. La blessure du guerrier.

« On se rend finalement compte qu’il est humain », a blagué son frère, avant d’aller lui chercher une barre granola, une pomme et un lait au chocolat.

« L’objectif est de supporter Félix dans tout ce qu’il fait, a ajouté Sylvain, fier papa. Quand les organisateurs du marathon nous ont approchés, il a lui-même insisté pour faire le 10 km. Nous étions un peu sceptiques, mais il vient de défoncer une autre barrière. Il y a quelques années, on ne pensait pas qu’il courrait comme ça. Il a fait 1 km, puis un moment donné, il a voulu en faire 5, il vient d’en courir 10 et on ne sait pas où il va s’arrêter. »

Un message d’inclusion

La famille Bégin-Hétu vient d’un milieu où l’on côtoie davantage les personnes trisomiques, via la « Course Trois, 2, 1, Go ! » présentée au mois d’août et propulsée par le Regroupement pour la Trisomie 21.

« Ce qu’on réalise, c’est que plusieurs personnes méconnaissent tout ce qui entoure la trisomie et elles s’aperçoivent qu’il est possible [pour un trisomique] de courir 10 km, ça porte à l’inclusion et c’est plaisant de voir ça », a conclu le père.

  • Après les épreuves de samedi, sur plus courte distance, le départ du marathon et du demi-marathon se tiendra le dimanche 24 septembre, dès 7 h 45, à l’Espace 67, situé sur l’île Sainte-Hélène.
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