Un élu de Buffalo pas du tout impressionné par la LNH
Agence QMI
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Selon le chef du comté d’Érié, dans l’État de New York, Mark Poloncarz, la Ligue nationale de hockey (LNH) n’en a pas suffisamment fait pour protéger les joueurs contre la COVID-19.
L’homme politique travaille dans le territoire où évoluent les Sabres de Buffalo, une équipe ayant vu quatre de ses matchs reportés et dont l’entraîneur-chef Ralph Krueger a été déclaré positif au coronavirus. Avant de se retrouver momentanément en pause, le club avait affronté les Devils du New Jersey deux fois consécutives; par la suite, ceux-ci ont été aux prises avec une éclosion de plus d’une quinzaine de cas.
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Poloncarz croit que la LNH est à blâmer dans ce dossier, malgré tous les protocoles mis en place.
«À mes yeux, la LNH aurait dû faire plus pour assurer la sécurité des deux équipes ainsi que de ceux les entourant, a-t-il déclaré au site The Athletic. On dirait qu’elle était davantage intéressée à jouer un match.»
Pour corroborer ses dires, le représentant du comté évoque la période comprise entre les deux duels Devils-Sabres, présentés à Buffalo les 30 et 31 janvier. Les hockeyeurs de l’équipe locale, tout comme leurs dirigeants, avaient appris qu’un patineur adverse venait de se soumettre au protocole de suivi de la COVID-19 après la partie initiale du programme double. Pourtant, le plan de la LNH prévoit une communication immédiate avec les autorités de la santé publique du lieu des parties. Or, pourquoi la seconde rencontre du weekend en question a-t-elle eu lieu?
«Ce que j’ai entendu de l’organisation [des Sabres], c’est qu’il y a eu réticence de l’équipe et des joueurs. Ils se sont dits: "attendez! On vient d’affronter ce gars-là et il est maintenant dans le protocole?" Je suis déçu. Toute organisation devrait permettre aux gens de régler un cas où il y a possiblement eu exposition au virus.»
«Ça semble évident qu’il y avait de la COVID chez les Devils, a-t-il poursuivi. C’est inconcevable que la LNH ait demandé de jouer une deuxième partie. [...] Leur club est arrivé ici. Il a affronté les Sabres et les a placés à risque. Il a placé des employés d’hôtel à risque. Il a placé des individus oeuvrant à l'aréna à risque. Cela m’a fâché. Je sais que cette équipe [Buffalo] est furieuse et avec raison.»
La santé avant tout
Pendant que l’adjoint au commissaire de la LNH, Bill Daly, mentionnait qu’aucune préoccupation n’avait été exprimée concernant le match du 31 janvier, Poloncarz estime que son comté peut ordonner de recevoir les échantillons de la part des Devils aux fins d’analyse. Le tout viserait à déterminer s’ils sont identiques à ceux des membres des Sabres touchés par la COVID-19.
«Il y a beaucoup que nous pouvons faire si la LNH n’agit pas ici de façon appropriée. Elle n’est qu’une "business". Moi, je vais protéger le public, incluant les résidants de ma communauté et ceux qui jouent ou travaillent pour les Sabres de Buffalo», a émis l’élu.
«Ils sont juste une "business" et du sport, et ils ne sont pas différents de n’importe qui d’autre. Notre première responsabilité est de protéger le public. Quand vous oubliez de le faire – ce qui concerne les joueurs, les entraîneurs et les employés – et que vous êtes davantage préoccupé à jouer malgré la situation, bien, nous allons avoir un problème et nous allons le régler. [...] Si c’est la direction que nous devons emprunter, nous allons envisager cette possibilité», a-t-il aussi averti en visant le circuit Bettman.