Un échec «colossal» des Rangers
Agence QMI
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Patrick Kane, Vladimir Tarasenko, Mika Zibanejad, Chris Kreider, Artemi Panarin et Igor Shesterkin: tous ces joueurs devaient conduire les Rangers de New York vers la terre promise, mais c’est plutôt la direction du terrain de golf qu’ils emprunteront dans les prochains jours.
En mettant la main sur les deux premiers de ce groupe l’hiver dernier, la direction du club espérait offrir aux partisans locaux une première coupe Stanley depuis le printemps 1994. Tous les espoirs étaient d’ailleurs permis, même si les Blueshirts ont amorcé les séries à l’étranger; après tout, ils avaient récolté 107 points en saison régulière et possédaient l’expérience requise pour réaliser un long parcours.
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Puis, après deux gains de 5 à 1 d’entrée de jeu, l’optimisme a grimpé d’un cran. Or, la suite a constitué un désastre. New York a encaissé quatre revers en cinq sorties pour voir leurs grands rivaux du New Jersey leur montrer la porte de sortie. Les Devils ont eu le dessus 4 à 0 dans le septième match, lundi à Newark, pour renverser la troupe de l’entraîneur-chef Gerard Gallant.
Aussi, celui-ci se trouve déjà sur la corde raide dans un marché qui ne pardonne pas l’échec. Par le biais de sa chronique diffusée par le quotidien New York Post, Larry Brooks a déjà évoqué des conséquences inévitables à venir au sein de l’organigramme. Et le sort de Gallant pourrait être déterminé assez rapidement.
«Ce sera intéressant de voir si Gerard Gallant, dont la moyenne de points accumulés de ,662 représente la meilleure de l’histoire de l’équipe pour un pilote ayant dirigé au moins 100 matchs, tiendra sa conférence de presse d’après-saison. Certes, il y a des exceptions, comme John Tortorella en 2013, mais de manière générale, les instructeurs sur le point de devenir d’anciens employés ne parlent pas au nom de l’organisation», a rédigé le journaliste.
Attaque en panne
Sans vouloir discréditer les étonnants Devils, qui avaient devancé les Rangers au classement, Gallant est pour sa part conscient que les siens n’ont pas fait le travail à compter de la troisième partie. Dans leurs quatre défaites, ils ont marqué deux fois en tout. Symbole de leur inefficacité en offensive, Zibanejad n’a décoché aucun tir à forces égales, lundi. Également, le Québécois Alexis Lafrenière a conclu avec une fiche vierge en attaque.
«Le talent ne signifie rien. C’est bien d’en avoir, mais vous devez jouer et travailler ensemble. Évidemment, on a amassé deux buts dans nos quatre échecs, c’est ce qu’il faut retenir. On ne gagnera pas avec cela, a commenté le pilote. J’adore miser sur le talent, mais j’aime l’éthique de travail, davantage d’échec avant et d’autres trucs du genre. Nous n’avons pas accompli cela.»
Le manque de constance est l’une des conséquences des habitudes discutables des Rangers. À titre d’exemple, Chris Kreider a connu des hauts et des bas. Il a touché la cible six fois dans la série, mais a présenté un différentiel de -4 durant le duel décisif.
«Je suis l’un des leaders d’expérience de cette formation et l’un des gars devant montrer la voie. Au lieu de cela, je me retrouve sur la patinoire pour les quatre buts de l’adversaire. Cela ne doit pas survenir, surtout dans un match 7. C’est scandaleux», a-t-il déploré au journal local.