Un duo prometteur pour le Canadien: Newhook et Kapanen ont été efficaces en désavantage numérique
Le trio de Newhook, Kapanen et Ivan Demidov apporte aussi beaucoup de vitesse


Dave Lévesque
Partager
DETROIT | Le Canadien a peut-être perdu les spécialistes du désavantage numérique Christian Dvorak et Joel Armia, mais la solution était à l’interne.
• À lire aussi: «Je ne sonnerai pas l’alarme dès le premier match»: les centres du CH ont coulé l’examen des mises au jeu, mais Martin St-Louis ne panique pas
On ne peut évidemment pas se baser sur le premier match de la saison, mais le Canadien a bien paru avec un homme en moins, particulièrement quand Alex Newhook et Oliver Kapanen étaient sur la glace.
Kapanen a profité d’une présence en désavantage numérique, en première période, pour marquer son premier but en carrière, contre les Maple Leafs mercredi soir. Et lors de la même punition, mais une présence plus tard, c’était au tour de Newhook d’avoir une chance de marquer.
Martin St-Louis a bien évidemment remarqué la chimie qui s’est rapidement installée entre Newhook et son jeune coéquipier.
«En désavantage, ils sont allés chercher un gros but et je pense que ce sont deux joueurs qui sont capables de faire la job. Je trouve qu’ils ont fait une très bonne job hier [mercredi].»
Duo combatif
La force du duo composé de Newhook et Kapanen est leur vitesse qui leur permet d’appliquer beaucoup de pression sur le porteur du disque adverse, surtout en zone neutre.
«Le message qui nous est véhiculé est d’essayer d’être plus agressif cette année et je pense que c’est évident. Je crois que même lors des matchs préparatoires et dans notre premier match, nous essayons de l’être», explique Alex Newhook.
«Nous avons la vitesse pour le faire et comme j’ai déjà joué en avantage numérique, je sais que c’est difficile d’exécuter quand tu as quelqu’un sur toi qui est agressif, tu n’es pas à l’aise. Nous avons été capables de faire ça mercredi», a soutenu Newhook pour souligner le fait que les Leafs ont été blanchis en deux occasions.
«Ils jouent à l’intérieur de nos règles. Ils ont un travail à faire, ils savent où ils peuvent être agressifs. Il faut être mesuré», a soutenu Martin St-Louis.
De bon augure
À cinq contre cinq, Ivan Demidov s’ajoute à Kapanen et Newhook. Le Terre-Neuvien de 24 ans fait figure de grand frère pour ses deux coéquipiers qui ont respectivement 19 et 22 ans.
«J’ai été ce jeune joueur qui a joué avec des joueurs plus expérimentés. Je ne suis pas un grand vétéran, mais c’est ma sixième saison alors je crois que j’en ai assez vu pour être en mesure de les guider un peu de la meilleure façon possible.»
Avec Newhook, Demidov et Kapanen, on voit un trio très rapide qui a la capacité d’étourdir l’adversaire et ça va sans doute venir avec un peu de patience.
«Ce trio va continuer à s’améliorer offensivement à mesure qu’ils vont jouer ensemble», estime St-Louis.
«Il y a plusieurs façons dont nous pouvons utiliser notre vitesse, croit Newhook. Ce sont deux joueurs qui peuvent accélérer le rythme et utiliser leurs habilités. C’est enthousiasmant de jouer avec eux parce qu’ils peuvent pousser, quand c’est nécessaire, mais ils sont aussi capables d’avoir du contrôle et d’utiliser leur vitesse à bon escient.
«Kapanen est intelligent, a ajouté Newhook. Il est jeune, mais je crois que c’est évident qu’il a une certaine sagesse dans la façon d’aborder le jeu. Il sait comment se trouver au bon endroit. Il est responsable défensivement, ce qui est très intéressant chez un jeune joueur. Comme nous jouons tous les deux à l’aile et au centre, ça nous permet de choisir les bons endroits où aller.»