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Un bijou pour les mordus de sport à Kansas City

Le fondateur des lieux, Jim Chappell, se réjouit toujours de recevoir des invités canadiens, comme en fin de semaine pour le duel couru entre les Chiefs et les Bills, en finale de la Conférence américaine.
Le fondateur des lieux, Jim Chappell, se réjouit toujours de recevoir des invités canadiens, comme en fin de semaine pour le duel couru entre les Chiefs et les Bills, en finale de la Conférence américaine. Photo STÉPHANE CADORETTE
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-01-27T11:00:00Z

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KANSAS CITY | Le légendaire Joe Montana y était un client régulier en fin de carrière. D’autres immortels comme Jim Kelly et Bart Starr ont aussi fréquenté ce lieu unique de Kansas City. Si vous passez en ville pour un match des Chiefs, le restaurant et musée sportif Chappell’s est un arrêt incontournable.

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Le créateur de ce véritable temple qui regorge de trésors sportifs de toutes les époques en a vu, du beau monde défiler dans son établissement depuis l’ouverture en 1985.

Des figures mythiques du sport à Kansas City, comme l’ancien héros des Royals, George Brett, ou le quart-arrière Len Dawson, qui a procuré un premier Super Bowl aux Chiefs, sont aussi passés en ces murs.

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Deux réunions de cette équipe championne de 1969 ont aussi été tenues sur place.

La page frontispice du «Kansas City Times» au lendemain de la première conquête du Super Bowl des Chiefs, au terme de la saison de 1969.
La page frontispice du «Kansas City Times» au lendemain de la première conquête du Super Bowl des Chiefs, au terme de la saison de 1969. Photo STÉPHANE CADORETTE

D’autres célébrités, comme le milliardaire Warren Buffett, y ont aussi fait leur pèlerinage.

«Mais les invités que je préfère par-dessus tout, ce sont les Canadiens. Ils sont nombreux à venir jouer au golf dans le coin au printemps. J’aime vraiment les Canadiens, assure-toi de l’écrire», nous lance le fondateur des lieux, Jim Chappell, en dégainant fièrement un fanion du Canada lors de notre passage.

Le fondateur des lieux, Jim Chappell, se réjouit toujours de recevoir des invités canadiens, comme en fin de semaine pour le duel couru entre les Chiefs et les Bills, en finale de la Conférence américaine.
Le fondateur des lieux, Jim Chappell, se réjouit toujours de recevoir des invités canadiens, comme en fin de semaine pour le duel couru entre les Chiefs et les Bills, en finale de la Conférence américaine. Photo STÉPHANE CADORETTE

Un décor unique

Cet homme aux mille et une anecdotes aurait une histoire fascinante à raconter sur chacun des innombrables artéfacts qui meublent la place.

Des centaines de casques de football de toutes les époques et de tous les horizons font office de plafond. Il n’y a pas le moindre espace libre sur les murs, qui sont tous occupés par de petits et grands pans de l’histoire du sport.

Des centaines de casques de football, dont plusieurs d’une autre époque, ornent le plafond.
Des centaines de casques de football, dont plusieurs d’une autre époque, ornent le plafond. Photo STÉPHANE CADORETTE

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Jim Chappell souhaitait un look de style man cave, mais avec de la classe. Il ne sait pas combien il a investi au total au fil des ans, mais il parle de 135 000$ en frais de cadrage seulement. Ça en dit long!

«C’est l’aventure d’une vie. J’aime amener les gens ici et leur parler de tout ce qu’il y a sur les murs, mais ça reste du matériel. Ce qui a le plus de valeur ici, ce sont les clients. Et si ça passait au feu, la première chose que je sauverais, c’est moi!» dit-il, pince-sans-rire.

Pour tous les goûts

Le célèbre Rudy de l’Université Notre Dame, immortalisé dans le film du même nom, a sa place parmi les nombreux immortels du resto-musée sportif Chappell’s.
Le célèbre Rudy de l’Université Notre Dame, immortalisé dans le film du même nom, a sa place parmi les nombreux immortels du resto-musée sportif Chappell’s. Photo STÉPHANE CADORETTE

Évidemment, l’histoire sportive de Kansas City occupe une grande place, mais il y en a pour tous les goûts.

Parmi les innombrables artéfacts exposés, on retrouve entre autres l’uniforme de Daniel «Rudy» Ruettiger, devenu célèbre en raison du film inspirant sur son passage à la mythique Université Notre Dame. Même le maillot de boxe de Rocky Balboa est mis en valeur. Deux torches olympiques font partie des plus précieuses acquisitions. Au moment de notre visite, en fin d’avant-midi, à l’ouverture de la place, les premiers clients qui s’installaient ne pouvaient s’empêcher de regarder partout.

«Je suis très fier. J’ai eu une très belle vie ici. On me demande toujours où j’ai trouvé tout ça. Les gens trouvent ça incroyable. Au fil des ans, on dit souvent ici que Jim connaît tout le monde et que tout le monde connaît Jim», sourit l’homme de 82 ans.

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Même des artéfacts du film «Rocky» ont leur place au cœur de ce petit joyau sportif.
Même des artéfacts du film «Rocky» ont leur place au cœur de ce petit joyau sportif. Photo STÉPHANE CADORETTE

Passer le flambeau

Jim Chappell est encore attaché à son restaurant-musée, même s’il n’est plus le sien. Il a en effet vendu à un partenaire en 2018, mais il demeure le visage de cette institution de Kansas City.

«J’ai appris à laisser des choses aller. Ma fille m’a dit un jour que je finirais par mourir dans ce restaurant, et à l’époque, je la croyais. Et puis, un jour, tu sais au fond de toi quand tu en as assez. Je ne voulais pas que toutes ces belles possessions en viennent à me posséder», résume-t-il philosophiquement.

Des chandails autographiés de plusieurs joueurs marquants des Chiefs et d’autres vestiges sportifs de Kansas City sont exposés.
Des chandails autographiés de plusieurs joueurs marquants des Chiefs et d’autres vestiges sportifs de Kansas City sont exposés. Photo STÉPHANE CADORETTE

De toute manière, Jim Chappell et Chappell’s demeurent indissociables. Sachez que sa contribution a été appréciée au point où, en 2013, il a été intronisé au Temple de la renommée des sports du Missouri.

Et les Chiefs?

Le légendaire quart-arrière Joe Montana, qui a terminé sa carrière avec les Chiefs, était un client régulier de Chappell’s. L’établissement aimerait bien recevoir aussi la visite de Travis Kelce.
Le légendaire quart-arrière Joe Montana, qui a terminé sa carrière avec les Chiefs, était un client régulier de Chappell’s. L’établissement aimerait bien recevoir aussi la visite de Travis Kelce. Photo STÉPHANE CADORETTE

Partisan de longue date des Chiefs, ce monument local a d’ailleurs assisté au tout premier match de l’équipe, lorsqu’elle a emménagé à l’Arrowhead Stadium, en 1972.

Le fait que les Chiefs se retrouvent en finale de la Conférence américaine pour une septième année de suite ne peut que le réjouir.

«On a le meilleur propriétaire, le meilleur directeur général, le meilleur entraîneur, le meilleur quart-arrière, le meilleur alignement et, surtout, les meilleurs fans», se réjouit-il.

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