Un arbitre de la LNH touché par la force de caractère d'un jeune joueur de baseball handicapé


Jessica Lapinski
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Au fil de ses longs mois passés en réadaptation, Édouard Tremblay (dont vous pouvez lire l'histoire ici) a eu droit à une visite fort spéciale. Touché par la malchance dont l'adolescent a été victime, l'arbitre de la LNH Justin St-Pierre est allé le voir à chacun de ses passages à Montréal.
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«Quand j'allais le voir, je parlais avec un garçon souriant, qui riait, raconte Justin St-Pierre. Des fois, dans la vie, il t'arrive des petites affaires et tu te lamentes pour rien pendant des heures. Mais lui, il ne pouvait pas marcher, il était à peine capable de bouger les bras, et il souriait.»

«Ça me remontait le moral chaque fois, ajoute l'arbitre qui a officié plus de 1000 matchs dans la LNH. Je peux dire qu'il a toute une force de caractère, ce gars!»
Originaire du même coin de pays qu'Édouard, Justin St-Pierre a entendu parler de son histoire sur Facebook. C'est comme ça qu'il a pris contact avec ses parents, Sébastien et Mélanie (de qui beaucoup de gens pourraient «prendre exemple», louange-t-il), disant qu'il voulait aller le voir afin de lui donner un gilet.

Encore des frissons
Finalement, l'arbitre aura visité l'adolescent à plusieurs reprises, restant souvent plus d'une heure à discuter dans sa chambre d'hôpital. Il était aussi présent lors de son retour à la maison après 11 mois passés à Montréal.
Une fête qui regroupait une cinquantaine de personnes avait alors été organisée par des proches. Justin St-Pierre ressent encore des frissons, un an plus tard, quand il repense aux émotions qui ont déferlé sur le visage d'Édouard Tremblay lorsqu'il a vu tout ce monde qui l'attendait.
«Il pleurait, il ne voulait pas sortir de la voiture. Mais ce n'était pas de la gêne. Il était vraiment touché, c'était de la joie», note-t-il.
«Un grand adulte»
Plus tard, ce soir-là, l'arbitre se demandait où était passé l'adolescent. À sa grande surprise, il était parti au parc, avec des amis. «Il aurait très bien pu se dire: “Non, ça ne me tente pas d'aller là avec mon fauteuil roulant.”»
«Mais non. Ce sont toutes des petites choses qui montrent à quel point c'est quelqu'un de spécial.»
Témoin privilégié des progrès physiques qu'a réalisés le jeune Édouard au fil des mois, Justin St-Pierre l'a croisé récemment dans une station d'essence. L'adolescent lui a alors montré qu'il était de plus en plus capable de bouger ses doigts.
«Tu sais, on dit qu'il est jeune, Édouard, mais au fond, c'est quasiment un grand adulte, avec tout ce qu'il a vécu.»