Tyler Motte s’ouvre sur sa dépression
Agence QMI
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Encouragé par Robin Lehner, qui l’avait précédé en 2018, l’attaquant des Canucks de Vancouver Tyler Motte a décidé de révéler publiquement son diagnostic de dépression, souhaitant aider ceux qui traversent les mêmes épreuves que lui.
«Je me souviens m’être senti capable de le faire, s’est remémoré Motte à propos de sa réaction après le témoignage de Lehner, selon des propos rapportés par le réseau ESPN. J’ai senti qu’il fallait du courage pour simplement partager ce qui se passe profondément en nous. J’ai respecté son geste, mais à ce moment-là, je pense que je ne comprenais pas pleinement ce que je traversais.»
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Lorsque Lehner s’est dévoilé en septembre 2018, Motte avait été échangé deux fois en un peu plus d’un an. À titre de jeune espoir, il avait porté les couleurs de six équipes à ses deux premières saisons professionnelles.
«[La première transaction des Blackhawks de Chicago aux Blue Jackets de Columbus] a été un peu un choc, a révélé Motte. C'est une sensation intéressante d'être un jeune joueur, d'essayer de faire sa place dans la ligue, puis on change le scénario pour toi, et tu dois aller dans une situation complètement nouvelle et t'adapter.»
«Ce n’est pas facile. Je n’étais qu’une monnaie d’échange à quelques reprises.»
Humeur changeante
Sa première campagne dans l’organisation des Canucks en 2018-2019 ne s’est pas déroulée dans la joie. Motte a révélé qu’il avait vécu plusieurs changements d’humeur et qu’il avait le réflexe de s’enfermer dans sa bulle en évitant les contacts sociaux à l’aide de multiples excuses.
«Ma vie était triste et ennuyante», a-t-il avoué.
Il a toutefois demandé de l’aide en consultant un thérapeute. Après quelques rencontres, le diagnostic était clair: dépression. Quelques mois plus tard au camp d’entraînement des Canucks, il s’est confié au personnel médical du club, qui l’a dirigé vers les bonnes personnes.
En janvier dernier, dans le cadre de l’initiative «Hockey Talks» pour sensibiliser les gens à l’importance de la santé mentale, il a décidé d’y aller lui-même de son propre témoignage, comme l’avait fait Lehner.
«Ça m’a frappé: il s’agissait de raconter mon histoire et de partager mon expérience. Mais l'essentiel n'était pas de faire ça. La raison pour laquelle je voulais le faire était d'aider quelqu'un. Même si je ne pouvais atteindre qu'une seule personne, si une seule personne pouvait aller consulter plus tôt que moi, alors ça valait le coup.»