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Trump souhaite faire une coalition pour défendre le détroit d’Ormuz: «On a regardé ailleurs ou on a fait semblant de ne pas entendre»

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-03-16T22:02:51Z
2026-03-16T22:11:20Z

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Alors que plusieurs pays ont exclu toute participation dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis se retrouvent isolés face aux frappes iraniennes, selon un analyste politique, qui souligne également le rôle des assureurs comme levier stratégique dans le conflit.

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« Le mieux qu’on puisse dire, c’est qu’on a regardé ailleurs ou on a fait semblant de ne pas entendre. Mais je n’ai pas encore vu personne se précipiter en soutien aux troupes américaines ou aux efforts déployés par les Américains pour assurer que dans le détroit d’Ormuz, on puisse circuler relativement normalement », a déclaré le spécialiste en politique américaine Luc Laliberté en entrevue au micro de Richard Martineau sur QUB radio et télé, diffusée simultanément sur le 99,5 FM Montréal, lundi.

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Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont écarté lundi toute participation à une mission de l’OTAN dans le détroit d’Ormuz. Plus tôt dans la journée, le Japon et l’Australie, alliés historiques des États-Unis, avaient également exclu tout envoi de moyens dans cette zone stratégique.

« Donc aujourd’hui, les Américains se retrouvent avec un problème qui est oui, on a frappé l’Iran et oui, l’Iran a été durement frappé. Mais [surtout un problème] dont la seule menace où des frappes limitées de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, ça suffit à faire arrêter les navires ou à les faire reculer », a souligné M. Laliberté.

Selon lui, les assureurs jouent un rôle important dans ce conflit, agissant comme une véritable « arme de guerre ».

AFP
AFP

« Mine de rien, ce sont les assureurs, malgré eux, entre guillemets, [...] qui agissent comme élément pour stopper le flot de navires dans le détroit d’Ormuz. Qui veut assurer une cargaison dans les conditions actuelles ? Et c’est ce qui force les navires à l’arrêt ou encore dans certains cas au recul », a-t-il expliqué.

Les Américains empêtrés au profit de la Chine et de la Russie

Luc Laliberté s’est interrogé sur le regret éventuel du président américain concernant l’ordre mondial établi après la Seconde Guerre mondiale.

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« Cet ordre mondial, faut-il le rappeler, il a été bénéfique surtout aux Américains [...] ça servait les intérêts américains en même temps qu’on tentait de préserver [...] un certain équilibre à l’échelle internationale. Maintenant, on le sait, la donne a changé. Ça ne dépend pas que des États-Unis », a-t-il expliqué.

REUTERS
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Il souligne qu’il faut désormais tenir compte d’autres puissances comme la Chine et la Russie, qui gagnent du terrain sur l’échiquier politique mondial.

« C’est toujours difficile d’utiliser l’étiquette, mais s’il y a deux gagnants du conflit au moment où on se parle, c’est la Russie et la Chine. Ce sont les États-Unis qui sont empêtrés [au Moyen-Orient] et tout ce qui détourne les Américains ou tout ce qui peut empêtrer les États-Unis dans une région, entre guillemets, libère de l’espace ou libère du terrain », a ajouté M. Laliberté.

Voyez l’entrevue intégrale dans les extraits vidéo et sonore ci-haut.

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