Tous les résultats
Publicité

Le Canada n’a «aucunement l’intention» de s’impliquer au détroit d’Ormuz, dit Ottawa

Photo portrait de Raphaël Pirro

Raphaël Pirro

2026-03-16T19:07:27Z

Partager

OTTAWA | Le Canada n’a pas « l’intention » de mettre la main à la pâte pour aider les États-Unis à sécuriser le détroit d’Ormuz, entravé depuis le début de la guerre en Iran, mais la situation pourrait être appelée à changer si le contexte le justifie, a laissé entendre le ministre canadien de la Défense.

• À lire aussi : « Depuis 40 ans, nous vous protégeons »: Trump encourage « vivement » ses alliés à l’aider avec le détroit d’Ormuz

• À lire aussi : Détroit d’Ormuz : Berlin et Londres répondent à Trump et écartent toute mission de l’OTAN

David McGuinty a réitéré en conférence de presse lundi que le Canada n’avait pas été « consulté » avant l’attaque contre l’Iran et que le pays ne s’impliquerait « pas du tout au niveau offensif » de la guerre.

« Mais c’est une situation qui évolue très très vite. C’est une situation où, par exemple, ce qui se passe en Iran est très difficile à percevoir », a-t-il ajouté. « Il y a des missiles qui sont envoyés vraisemblablement à gauche et à droite, sans logique, selon nos experts opérationnels chez Défense et chez les Forces armées canadiennes. Donc on suit de très près ce qui se passe », a déclaré le ministre.

Publicité

Le président américain Donald Trump a menacé certains de ses alliés de représailles s’ils ne l’aidaient pas à débloquer ce détroit, par où transige environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole.

« Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte qu’aucun incident ne s’y produise. S’il n’y a pas de réaction, ou si celle-ci est négative, je pense que cela aura des conséquences très néfastes pour l’avenir de l’OTAN », a déclaré Trump dans une interview accordée au Financial Times dimanche.

Appelé à réagir, le ministre McGuinty a déclaré : « C’est à voir. On ne sait pas exactement ce que ça veut dire, mais on continue, et comme je vous ai dit, on suit de très près la situation, et s’il y a des changements, on aura plus à dire là-dessus. »

Le premier ministre Mark Carney, de passage à Londres, a rencontré son homologue Keir Starmer pour parler notamment de leur approche respective quant aux demandes des États-Unis.

Il en est sorti, du côté du gouvernement britannique, un communiqué expliquant que les deux leaders ont convenu de « la nécessité de la stabilité et de la protection des voies maritimes internationales ».

Finalement, après l’Australie et le Japon, les gouvernements britannique et allemand ont écarté toute participation aux opérations américaines dans le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique à la mer d’Arabie.

Donald Trump a essuyé ces refus en conférence de presse à la Maison-Blanche en milieu de journée, lundi.

« Nous n’avons besoin de personne », a assuré Donald Trump, avant d’ajouter, à propos des pays de l’OTAN en particulier : « Ils devraient bondir pour nous aider, parce que nous les aidons depuis des années. »

– Avec l’Agence France-Presse

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité