Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les « derniers efforts » en vue de la conclusion d’un accord avec l’Iran, malgré la poursuite des frappes israéliennes au Liban qui ont fait au moins huit morts.
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« Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord », a-t-il assuré, évoquant un délai de « deux à trois jours » pour qu’il soit conclu.
Après 100 jours de guerre et l’entrée en vigueur le 8 avril d’un fragile cessez-le-feu, les attaques réciproques avaient repris entre l’Iran et Israël dimanche et lundi, tuant deux militaires et blessant 15 personnes en Iran, selon la télévision d’État.
Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux États-Unis à l’approche des élections de mi-mandat, avait exhorté les deux pays à cesser « immédiatement » les hostilités.
Téhéran a d’abord annoncé l’arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l’a ensuite imité.
Accalmie
Signe d’accalmie, le principal aéroport de Téhéran a annoncé tôt mardi un « retour à la normale ».
Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui avaient flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d’Ormuz, crucial pour le transport d’hydrocarbures, s’apaisaient : vers 12 h GMT, le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, perdait 2,19 % à 92,19 dollars le baril.
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En moins de 24 heures, l’Iran avait tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.
Si les forces armées iraniennes ont annoncé « la cessation de l’opération » lundi à la mi-journée, elles ont également prévenu qu’en cas « de poursuite de l’agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu’auparavant (seraient) entreprises ».
Téhéran continue d’exiger que le Liban fasse partie d’un accord pour mettre fin à la guerre avec Israël et les États-Unis entamée le 28 février, ce que rejette Washington, qui souhaite aborder le dossier libanais dans un second temps.
Tyr désertée
En attendant, au Liban, frappes israéliennes et attaques du Hezbollah se poursuivent, ce dernier continuant de refuser un cessez-le-feu sous conditions entre le Liban et Israël.
Dans le sud du pays, Tyr, pilonnée sans relâche par l’armée israélienne, a été visée mardi par une « lourde frappe » après un appel israélien à évacuer, selon l’agence nationale d’information libanaise (ANI).
Pour la première fois depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement chiite pro-iranien, le 2 mars, l’appel à évacuer concernait toute la ville, y compris le quartier chrétien où des habitants de Tyr et de localités voisines s’étaient réfugiés.
« Le quartier chrétien est désormais vide à 99 % », a rapporté à l’AFP Walid al-Tawil, du conseil municipal.
Avant cette mise en garde, au moins huit personnes avaient été tuées et 32 blessées, dans une autre frappe israélienne sur cette ville millénaire, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé.
Le Hezbollah avait, lui, revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban - qui n’ont pas fait de blessés selon l’armée israélienne. Par ailleurs, dans le nord d’Israël, un homme, accusé d’avoir tiré sur des soldats après avoir traversé la frontière depuis le Liban, a été abattu, selon l’armée.
Le chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a discuté mardi de « la situation sécuritaire régionale » avec Asim Munir, son homologue au Pakistan - principal pays médiateur dans les pourparlers visant à mettre durablement fin à la guerre.
Selon son premier ministre Shehbaz Sharif, un accord américano-iranien pour mettre fin à la guerre était « sur le point d’être conclu » lorsque de nouveaux combats entre l’Iran et Israël ont éclaté dimanche.
Alimentant les craintes d’une nouvelle extension du conflit, l’armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une « cible aérienne suspecte en provenance du Yémen ». La veille, les rebelles houthis, installés dans ce pays et allié de l’Iran, avaient revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, voie maritime stratégique.