Trois sœurs chanteront pour le pape François à Sainte-Anne-de-Beaupré
Les sœurs Vollant, de Pessamit, vivront un moment spécial jeudi

Pierre-Paul Biron
Partager
Trois sœurs de Pessamit chanteront jeudi pour le pape lors de son passage à Sainte-Anne-de-Beaupré, un moment qu’elles qualifient «d’excitant».
• À lire aussi: Visite du pape François à Québec: entre excitation et émotion à Sainte-Anne-de-Beaupré
• À lire aussi: Pensionnats: le pape «demande pardon pour le mal commis» contre les Autochtones
«Depuis que je le sais, j’ai des papillons dans le ventre», confie Solange Vollant sous l’œil rieur de ses deux sœurs, Élisabeth et Jeannette.
Recommandées aux organisateurs par l’une des coordonnatrices de la venue des peuples innus à Québec, les sœurs Vollant commencent à prendre la mesure de ce que leur prestation de jeudi représente.
«On a toujours eu un grand respect, une grande dévotion pour l’Église», indique Élisabeth.
«Pour nous, le pape, disons que c’est pas mal proche de Dieu on peut dire», ajoute Jeannette.
Difficile à imaginer
Les trois sœurs n’ont pas connu les pensionnats et leurs horreurs et n’ont pas non plus eu de famille qui aurait été victime d’abus de l’Église catholique. Mais elles prennent bien la mesure des conséquences que ces actes ont pu avoir chez leurs frères et sœurs autochtones.
C’est pour ça qu’elles ont accepté de chanter jeudi.
«On a de la misère à imaginer ça, nous qui ne l’avons pas connu. Mais on a vu les reportages, c’est là qu’on a réalisé tout ce qui a pu se passer. Et c’est dur, très dur», affirme Élisabeth Vollant.
«Je me dis que si j’avais connu ça, peut-être que je ne serais pas ici.»
Habituées
Jeudi, les trois sœurs offriront au pape un chant d’offertoire qu’elles ont l’habitude de chanter lors de cérémonies dans leur communauté.
«On est habituées de chanter les deux premiers couplets, on les connaît par cœur, mais si on est obligées de chanter le troisième et le quatrième, on les chante moins souvent. Mais bon, on va lui chanter pareil», lance en riant Jeannette, qui s’avoue assez nerveuse.
«Et il reste encore deux, trois jours! J’espère que ça va bien aller.»
À ses côtés, Élisabeth semble la plus calme des trois. «Quand on disait aux gens qu’on allait chanter pour le pape, ils disaient : “Mon dieu, ça me donne des frissons!” Et moi je me demande pourquoi. Je prends ça relaxe!» confie-t-elle.
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Vous avez un scoop qui pourrait intéresser nos lecteurs?
Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.