Trois jeux de puissance en deux matchs: les Oilers se questionnent sur l’arbitrage
Connor McDavid et sa bande déplorent le fait qu’ils n’ont obtenu que trois avantages numériques dans la série face aux Stars


Stéphane Cadorette
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DALLAS | C’est connu, le jeu de puissance des Oilers est une arme de destruction massive. Depuis le début de la série face aux Stars, cependant, il s’agit plus d’une arme à blanc et l’équipe commence à remettre en doute l’arbitrage.
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Après deux matchs, c’est l’égalité 1-1 dans la finale de l’Ouest et au terme de la défaite de samedi soir, ça ruminait du côté des Oilers.
Jusqu’ici, les Stars se sont retrouvés sept fois en situation d’avantage numérique. De leur côté, les Oilers n’ont obtenu que trois opportunités, dont une supériorité numérique survenue en toute fin de rencontre, avec 90 secondes à jouer au moment où ils accusaient un retard de deux buts.
Après la défaite, un journaliste a demandé à l’entraîneur-chef Kris Knoblauch pourquoi il était si difficile pour les Oilers de provoquer des pénalités.
Il fallait voir Knoblauch esquisser un sourire nerveux, puis hésiter 11 interminables secondes avant de répondre.
«Nous avons un très bon jeu de puissance et nous gagnons plusieurs matchs grâce à cette phase de jeu. C’est malheureux pour nous que ce soit plus difficile de soutirer des pénalités en séries qu’en saison régulière. Le standard (de l’arbitrage) change.»
«Je pense que le standard est le même pour les deux équipes. Je ne dis pas que c’est injuste pour nous, mais nous aimerions le même standard (qu’en saison)», s’est-il poliment prononcé.

McDavid ne comprend pas
Cette saison, les Oilers ont terminé au quatrième rang avec un taux de succès de 26,3% en avantage numérique. Depuis le début des séries, ils sont encore plus redoutables (34,9%).
Ils ont obtenu 18 occasions contre les Kings, puis 22 face aux Canucks. Les joueurs essaient de comprendre pourquoi les officiels semblent avoir rangé leurs sifflets.
«C’est une bonne question. Je ne sais pas... C’est une bonne question», s’est limité à dire Connor McDavid.
De son côté, le défenseur Mattias Ekholm s’est permis d’aller un peu plus loin.
«Je n’ai aucune idée. Je regardais la punition décernée à Darnell (Nurse) pour interférence et cinq minutes plus tard, je reçois un double-échec au même endroit. On dirait qu’il faut tuer plus de pénalités qu’on obtient d’avantages numériques. Ce n’est pas vraiment à moi de commenter, mais on va devoir travailler plus fort pour susciter des pénalités», a-t-il dit.

Une équipe disciplinée
En saison régulière, les Oilers ont provoqué en moyenne 3,6 punitions par match, ce qui les a positionnés au 21e rang.
Il faut aussi prendre en compte que les Stars ont été la deuxième équipe la plus disciplinée dans le circuit en saison régulière avec seulement 3,08 punitions par rencontre contre eux. En séries, ils logent au premier rang.
«Ils sont disciplinés, mais on peut faire un meilleur travail pour conserver la rondelle afin qu’ils nous pourchassent un peu plus. C’est souvent là qu’on provoque des punitions», a pour sa part conclu Connor Brown.