Le hockey de séries à Dallas: un beau party, mais tranquille
L'ambiance est folle dans l'aréna, mais c'est calme autour


Stéphane Cadorette
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DALLAS | Vous vous demandez si les Stars en finale de l’Ouest à Dallas, c’est la folie des grandeurs? Pour être sur place, on constate que ça ressemble à certains partys de jeunesse. C’est bien organisé, c’est festif à souhait, c’est bruyant, mais sans trop savoir pourquoi, trop peu de monde se présente.
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Aux États-Unis, un vieux dicton dit que tout est toujours plus gros au Texas. C’est vrai pour les portions au restaurant, vous dira l’excellent caméraman de TVA Sports Fred Therrien, pour qui un simple sandwich a pris des airs de tour du CN mercredi soir. Notre homme au cœur de philanthrope a d’ailleurs remis la moitié qu’il n’avait pas touchée de ce monument culinaire à une personne dans le besoin. Un geste qui l’honore et qui prolonge son espérance de vie!

Outre cette tranche de vie anecdotique de route, non, le hockey n’est pas forcément plus gros au Texas.
Dallas vibre, mais...
Attention! Dallas est devenue une vraie bonne ville de hockey et l’idée n’est pas de la dénigrer.
L'American Airlines Center, qui se fond bien dans le paysage du centre-ville avec sa façade en briques, est rempli au bouchon. Il n’y a aucune espèce de doute possible, les partisans se rangent derrière leur équipe, hurlent avec vigueur, font monter les décibels dans la place et connaissent leur hockey.
On est bien loin du hockey lorsque les Stars sont déménagés du Minnesota à Dallas en 1993 et qu’ils n’étaient qu’une curiosité parmi d’autres dans l’offre sportive.
Si toutefois vous avez en tête que la ville au grand complet vibre derrière ses Stars, désolé de jouer les casseux de party.
Aux abords de l’aréna jeudi soir, environ une heure avant le premier match de la série entre Stars et Oilers, la mise en scène semblait parfaite. Il y avait un espace où les gens pouvaient jouer au hockey. Il y avait une scène avec un band qui déménageait. Les lieux sont bien entourés de restaurants et terrasses.
Pourtant, les notes du band résonnaient devant un parterre vide. Durant le match, pas d’attroupement majeur comme on en voit partout au Canada. C’était tout sauf la cohue et rien de plus normal, le Texas ne sera jamais La Mecque du hockey même si le sport continue de progresser.

L’ambiance était agréable, mais rien d’une communion démentielle derrière les Stars. Un néophyte du hockey qui débarquerait sur place ne devinerait pas que l’équipe locale n’est qu’à quatre victoires d’une présence en finale de la Coupe Stanley.
Une bonne organisation

Cela étant dit, peut-être que samedi, pour le match numéro 2, les partisans profiteront d’une journée de congé du bureau pour se masser devant l’aréna. Si c’est le cas, on rectifiera le tir.
Il n’en demeure pas moins qu’il n’y a aucun doute sur le fait que les Stars sont une réussite à Dallas, dans un marché de hockey non traditionnel. C’est un autre cas où le commissaire Gary Bettman, perçu comme un être machiavélique chez nous, peut sortir son petit sourire en coin en clamant «je vous l’avais dit».
Ce qui aide, c’est que les Stars sont une solide organisation gagnante. C’est déjà la septième fois depuis qu’ils ont planté leur drapeau à Dallas qu’ils se retrouvent en finale d’association.
Dans un marché où les Cowboys (NFL) et Mavericks (NBA) occupent énormément de place, les Stars s’assurent de ne pas se faire oublier.
D’ailleurs, ils ont présenté jeudi soir le demi de coin étoile des Cowboys, Trevon Diggs, sur l’écran géant pendant une pause. C’est un beau geste de charité chrétienne de leur part. Au moins maintenant, un joueur des Cowboys saura ce que c’est, une finale de conférence...