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Très loin de John Tortorella ou de Patrick Roy

Martin St-Louis lors du premier jour du camp du CH, jeudi, à Brossard.
Martin St-Louis lors du premier jour du camp du CH, jeudi, à Brossard. Photo Ben Pelosse
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-09-20T18:52:19Z

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Bien que l’intensité soit au rendez-vous, aucun joueur n’est sorti à quatre pattes de la patinoire en ce début de camp du Tricolore. On est loin des séances dirigées par Patrick Roy ou John Tortorella.

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À son premier camp avec les Islanders de New York, Roy a ouvert la machine à fond. Le vétéran Bock Nelson a même confié au collègue Kevin Dubé que «c’était assurément l’un des entraînements les plus difficiles». 

À Philadelphie, Tortorella a fait patiner ses joueurs pendant trois heures, sans jamais toucher une seule fois la rondelle.

«Les camps de “Torts” étaient très difficiles», a admis vendredi Martin St-Louis, se remémorant ses années avec le Lightning de Tampa Bay.

Ce n’est plus comme avant

Aujourd’hui coach du Canadien, le Québécois reconnaît que le hockey a évolué, «les gars arrivent au camp en très bonne shape».

«C’est sûr qu’il y a différentes approches. Moi, j’essaie de les pousser physiquement tout en étant engagé mentalement. Il y a différentes manières d’aller chercher ce que tu veux», a expliqué St-Louis, qui fait confiance aux athlètes en ce qui concerne leur préparation estivale.

Sa porte est toujours ouverte

«Durant le camp, il y a des petites pochettes où tu peux faire monter l’énergie et la demande physique. J’essaie d’être équilibré», a-t-il poursuivi, ajoutant que sa porte est toujours ouverte.

L’ancienne vedette en Floride et des Rangers de New York ne se gênait pas pour visiter le bureau de Tortorella, Guy Boucher, Jon Cooper ou d’Alain Vigneault.

«Pour avoir cette liberté de discuter avec ton entraîneur, ça vient avec le respect. Il faut que tu aies un pas pire c.v. pour faire ça! Des fois, ce n’est pas pour convaincre l’entraîneur, mais juste une discussion qui peut lui ouvrir les yeux», a-t-il rappelé.

Jusqu’à maintenant, les joueurs au camp du CH n’ont pas à se plaindre de faire du bande à bande.

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