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CH: William Trudeau a le couteau entre les dents

William Trudeau au camp du Canadien, jeudi, au Complexe sportif CN de Brossard.
William Trudeau au camp du Canadien, jeudi, au Complexe sportif CN de Brossard. Photo Ben Pelosse
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2024-09-20T21:17:08Z

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Parmi les nombreux jeunes défenseurs au sein de l’organisation du Canadien, le nom de William Trudeau ne ressort pas souvent. Pourtant, le Québécois de 21 ans connaît un autre excellent camp.

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«Je n’ai pas vraiment le choix. Tout le monde arrive ici avec le couteau entre les dents, même si on joue contre des coéquipiers. On a tous le même objectif», a lancé Trudeau aux journalistes vendredi.

Dans l’ombre des Lane Hutson, Logan Mailloux, David Reinbacher, Adam Engström, Justin Barron et Jayden Struble, il pense pouvoir «brouiller les cartes».

«C’est rendu de la motivation. Je suis quand même habitué, ce n’est pas la première fois que je me présente à un camp [dans cette situation]», a soutenu Trudeau, qui avait aussi surpris à l’automne 2023 avant d’être envoyé à Laval, où il avait été un élément important de la brigade du Rocket.

Même s’il n’est pas reconnu pour ses talents offensifs, le choix de quatrième tour en 2021 a maintenant marqué dans chacun des deux premiers matchs intraéquipes. On n’est qu’au début du camp, mais c’est encourageant.

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«Je suis un défenseur qui répond quand même bien à l’échec avant, je prends les bonnes décisions et je ne fais pas n’importe quoi avec la rondelle, je la place bien et j’ai une bonne première passe», a décrit Trudeau.

Si le jeune homme de Varennes a tenté cet été de réduire ses longs relais, il souhaite se concentrer sur son jeu défensif durant le camp du Canadien.

«Je dois prouver aux dirigeants que je suis capable de bien défendre dans ma zone. Et j’ai pris du poids cet été, je veux utiliser mon physique davantage», a dit Trudeau.

«Un beau problème»

L’entraîneur-chef a aussi remarqué que le défenseur gaucher était un joueur complet.

«William a de l’offensive, de la robustesse et un jeu défensif, a analysé Martin St-Louis, affichant un petit sourire en coin. C’est d’être constant dans tous ces départements-là et de continuer à essayer de nous rendre les choses compliquées. On a beaucoup de bons jeunes défenseurs et c’est un beau problème.»

Trudeau, qui a jeté les gants quelques fois la saison dernière, profite aussi du camp pour observer le travail de David Savard, un spécialiste pour bloquer des tirs.

«C’est le fun de passer du temps avec lui, de l’avoir dans mon équipe. C’est une super bonne personne. Quand il est sur la glace, j’essaie de regarder des petits trucs», a raconté celui qui a pris du galon en désavantage numérique à Laval.

La vitesse de Brandon Gignac

S’il y a un autre Québécois qui espère attirer les regards, c’est bien Brandon Gignac. Le meilleur pointeur du Rocket en 2023-2024 en vertu de 19 buts et 36 aides a goûté à la LNH en février dernier, inscrivant d’ailleurs son premier filet dans le circuit Bettman.

«Je vais tout faire pour y retourner!» a promis l’attaquant de 26 ans.

Malgré qu’il ait été à l’origine de deux buts des Blancs vendredi et qu’il était l’un des patineurs les plus rapides sur la glace, Gignac passe souvent sous le radar.

«Dans ma carrière, je n’ai jamais vraiment eu les probabilités de mon bord. J’essaie de renverser la vapeur et de montrer à l’organisation que je suis capable de jouer dans cette ligue-là», a résumé le Repentignois.

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